Snav : la rémunération dans tous les esprits

Institutions

Réactions de patrons d’agences sur les thèmes qui seront abordés en séances.
L’évolution de la rémunération demeure une des préoccupations majeures.
Certains veulent anticiper les changements, d’autres préfèrent « résister ».
C’est ce soir (18 heures 30 locales) que s’ouvre officiellement le 45e congrès du Snav. Dès demain (jeudi 22 janvier), les congressistes commenceront à plancher sur les différents thèmes (voir ci-dessous) choisis par le Snav, après consultation de la base, pour alimenter les débats. Des patrons d’agences et de mini-réseaux nous livrent leurs sentiments sur ces choix. A en croire leurs témoignages, le Snav a tapé dans le mille ! « Aujourd’hui, dans l’actualité, le plus important pour nous, par ordre d’urgence, c’est la rémunération, le service aux clients et la technologie », explique Loïc Planche, PDG des Voyages OVP. Il précise : « Évidemment, les 2 premiers thèmes sont intimement liés : si je dois me faire rémunérer par le client, il faut que je lui prouve que je lui apporte de la valeur ajoutée. » Pour lui, pas de problème avec les prises de frais, « c’est une question de formation des agents de voyages, finalement on s’aperçoit que la prise de frais pose plus de problème aux professionnels qu’aux clients qui, de toute façon, ne savent pas comment nous sommes rémunérés ». Pour Jean Korcia, PDG des Voyages Eurafrique, si le client doit demeurer au cœur des préoccupations des agents de voyages, « il ne faut pas prendre la suppression des commissions comme un fait accompli ». D’ailleurs il se félicite « des dernières déclarations du président du Snav qui vont dans ce sens » et espère que « le syndicat va se battre de toutes ses forces » car, martèle-t-il, « dans la vie tout est négociable ». Reste que Jean Korcia a réuni ses troupes lundi dernier pour leur parler de… services aux clients. A contrario, Philippe Michalak, PDG de Phileas Voyages, se demande s’il n’est pas « déjà trop tard » et si cette évolution de la rémunération n’a pas « quelque chose d’inéluctable », bref si « le mieux ne serait pas de travailler à la création d’une nouvelle rémunération, qui nous permette d’arriver à un niveau équivalent à ce que nous donnent les 7 % que nous avons aujourd’hui ». Premiers éléments de réponse tout à l’heure.
Un programme chargé attend les congressistes
Le menu qui attend les congressistes à partir de demain matin est pour le moins copieux ! Ils auront d’abord la primeur d’une étude intitulée « les Français qui voyagent, mieux les cerner pour mieux les cibler » réalisée par le cabinet Interdeco Expert. Une étude qui sera suivie de 2 tables rondes. La première, intitulée « La notion de services aux clients au cœur du métier d’agent de voyages » donnera aux participants l’occasion de faire le point sur la notion de valeur ajoutée et tentera de déblayer les différentes possibilités d’innovation en matière de services aux clients, dans un contexte d’évolution de la rémunération. C’est d’ailleurs sur ce dernier point que plancheront les participants de la seconde table ronde de la journée, avec en préambule, un point réalisé par Michel de Blust, le secrétaire général de l’Ectaa, sur les différentes rémunérations que l’on trouve en Europe. Le lendemain, vendredi 23 janvier, la journée commencera par une séance intitulée « GDS/Internet : l’agence de voyages face aux évolutions technologiques ». Avant de poursuivre par un débat plus prospectif, « Horizon 2004, quels tourismes pour nos clients ? », les professionnels pourront écouter Guy Pallaruelo, qui s’occupe du suivi de ce dossier pour le Snav, faire le point sur l’avancée des travaux de rénovation de la loi de 92 et Marie-Hélène Descamps leur parler des projets des institutions européennes en matière de tourisme et de voyages.

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