« La faillite de Thomas Cook va apporter plus de capacités pour l’été » – René-Marc Chikli (Seto)

La petite phrase du jour

Lors de sa conférence de presse du 1er octobre, René-Marc Chikli, président du syndicat des entreprises du tour-operating (Seto) a tenu à rassurer. Certes la faillite de Thomas Cook chamboule le paysage touristique mais en restant pragmatique, la situation va s’assainir.

 

Les hôteliers espagnols qui annoncent 500 fermetures d’établissements? Le patron des TO français n’y croit pas. Comme « après les attentats parisiens en 2015 », les hôteliers prévoyaient des pertes et puis le marché est reparti. En Espagne, en particulier « dans les Canaries et les Baléares, il manquait de la capacité, ce qui a pénalisé les ventes des TO français sur la destination » explique-t-il. « Les hôteliers vont changer de partenaires pour l’été 2020. »

 

Pour René-Marc Chikli, les hôteliers espagnols parlent de faillite afin de « faire réagir leur gouvernement à Madrid », de la même manière que « les hôteliers tunisiens ont obtenu de l’aide après 2011 ». Et de poursuivre sa démonstration: « En Allemagne, le gouvernement a choisi d’aider la compagnie aérienne Condor. Chaque pays va avoir à se positionner sur l’aménagement de la dette Thomas Cook. »

 

« Les clients vont avoir le réflexe de payer plus cher », pronostique le président du Seto. De la même façon qu’après les Printemps arabes, les Français ont « choisi des destinations plus chères comme la Grèce ou l’Espagne ». Pour les tour-opérateurs, le manque à gagner du mois d’août (non réglé par les agences Thomas Cook) va être « compensé par les ventes qu’ils enregistrent pour l’hiver. Il y a eu « un flottement d’une semaine » avant le dépôt de bilan de TC France, indique René-Marc Chikli mais « l’APST prend le relais » et… les TO reprotègent les clients sur leurs produits.

 

Revenant sur les faillites de l’aérien français, le président du Seto estime que « la chute de XL Airways ne fait pas pleurer ses concurrents. On va assister à un retour vers des acteurs plus solides ». Surtout il considère que « le monde de la garantie financière ne sera plus le même ».

 

Les compagnies aériennes ont « un impact consommateur » qu’elles ne peuvent plus ignorer. « Iata s’occupe des créances clients des compagnies mais oublie sa propre clientèle. Il faut des garanties financières ou un fonds de garantie » estime-t-il. Les tarifs de secours ne sont pas une solution. Sur un axe comme « la Réunion, il n’y a plus de sièges disponibles, les rescue fares ne peuvent pas être proposés. » « Ce monde-là ne peut pas continuer comme ça! » assène-t-il.

(article mis à jour le 3/10/19)

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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