« Le sud des Etats-Unis, une émotion » par Geoffrey Duval, président de l’OT des USA

Ma destination Coup de Coeur...
Une rue de Charleston (Caroline du Sud) avec ces arbres centenaires.

Cet été, Le Quotidien du Tourisme vous propose de découvrir chaque jour une destination. Nous avons pour cela demandé à plusieurs personnalités du monde du tourisme leur choix personnel.  La rédaction s’est aussi prêtée au jeu. En quelques lignes, chacun évoque ce qui l’a touché ou lui a plu dans ce « coup de cœur ». Aujourd’hui, Geoffrey Duval, président de l’office de tourisme des Etats-Unis en France, évoque ses premières impressions fortes dans le sud des USA, de la Georgie à la Caroline du Sud en passant par l’Alabama, le Tennessee et le Mississippi.

 

 

« C’était l’été. Je venais de terminer de lire “ The Help” (La Couleur des sentiments) qui se passe dans le Sud des États-Unis au début des années 1960 et j’avais décidé de partir découvrir cette Amérique que je ne connaissais pas. Une arrivée à Atlanta me plongea immédiatement dans ce qui allait être le fil conducteur de ce voyage : l’histoire! L’histoire des Américains…

Cela commença puissamment avec le mémorial Martin Luther King, sa maison et l’église où il officiait. Bien sûr, l’ombre de Margaret Mitchell planait sur la capitale de l’État de Georgie qui avait joué un rôle important dans la guerre de Sécession. Je pris la route pour Memphis, et là j’ai commencé à comprendre. A comprendre cette Amérique mais surtout les Américains. Memphis, c’est l’histoire des USA dans sa diversité tant raciale que musicale. De la maison d’Elvis, qui vous bouleverse par sa solitude, au Sun Studio et le Memphis Rock’n’ Soul Museum, c’est le rock and roll dans toute son ampleur qui me saisit.

Je me dirigeais ensuite vers le Mississippi où là aussi histoire et musique se mélangent au gré des sites, exprimant toujours avec intensité ce désir ardent de révéler le passé. En Alabama, à Montgomery, j’ai retrouvé Rosa Parks et toutes les conséquences de son courage. Tout en écoutant “Georgia on My Mind” du prodigieux Ray Charles, je fis une escale à Savannah, cette ville où les fantômes vous donnent rendez-vous au crépuscule… Ma dernière étape fut dans l’incroyable ville de Charleston, celle où Rhett Butler quitte Scarlett O’Hara dans “Autant en emporte le vent“.

Tout au long de ce road-trip, j’avais décidé de ne mettre que des mélodies teintées de jazz, de rock, de country et de blues. J’allais être servi pour le dernier soir avec la mère de toutes ces musiques: le gospel. La nuit venait à peine de s’installer et il faisait très chaud cet été 2005. Je marchais dans une ruelle de Charleston. Les trottoirs étaient jalonnés de ces vieux arbres centenaires dont les branches dégoulinent sur la rue. Les maisons à colonnes étaient pratiquement toutes allumées par des flambeaux. Par une fenêtre ouverte, j’entendis des notes de piano. C’était un vieil air de gospel que l’on peut encore chanter dans certaines églises de la région, un son du Sud. Un sentiment de joie mélangé à une pointe de nostalgie me saisit alors me rappelant toutes les routes et toutes les histoires que je venais de vivre durant les 15 derniers jours. Je me souvins de tous les êtres humains que j’avais rencontrés et qui m’avaient parlé de “leur Amérique”. Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai compris que j’aimais les États-Unis mais que surtout… les États-Unis m’aimaient. »

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