« Le Vietnam vibrant » par Myriam Abergel, journaliste au Quotidien du Tourisme

Ma destination Coup de Coeur...

Cet été, Le Quotidien du Tourisme vous propose de découvrir chaque jour une destination. Nous avons pour cela demandé à plusieurs personnalités du monde du tourisme leur choix personnel.  La rédaction s’est aussi prêtée au jeu. En quelques lignes, chacun évoque ce qui l’a touché ou lui a plu dans ce « coup de cœur ». Aujourd’hui, le Vietnam, destination touristique en plein essor, dont Myriam Abergel, journaliste au Quotidien du Tourisme, a pu ressentir l’énergie bouillonnante.

 

« J’ai toujours voulu voir le Vietnam. Raconté par tant de gens, Vietnamiens, Français, Américains, avec des émotions fortes liées à la séparation, la perte, le regret, ce pays d’Asie intrigue. Durant une centaine d’années, l’histoire a emporté les trois régions du Tonkin, de l’Annam et de la Cochinchine dans la zone d’influence française. La littérature et le cinéma, de Duras à De Palma ou Tran Anh Hung, nous ont fait ressentir le rythme de ce pays dans une narration forcément empreinte de nostalgie. La politique a jeté sur des bateaux une partie de sa population dans les années 1980 et l’a rendu inaccessible pendant près de deux décennies. Depuis, le Vietnam s’est ouvert au tourisme. Aujourd’hui, les visiteurs en reviennent avec cette impression d’avoir parcouru un pays qui va vite. En voyage dans le nord, autour de Hanoi, et plus loin dans la région de Danang, on est entouré par cette effervescence des deux-roues. Hôtels, restaurants, les constructions se multiplient pour accueillir les visiteurs étrangers mais aussi des Vietnamiens, locaux ou Viet Kieu revenus s’installer dans le pays de leurs parents. Pour autant, en ville comme à la campagne –quelle émotion, les paysages de rizières dans la région de Mai Chau ou les massifs karstiques dans le delta du fleuve Rouge ! – on croise des marchands et des paysans avec leurs chapeaux coniques sur la tête et à l’épaule la palanche chargée de fruits de couleurs vives, de beignets ronds ou de petits matériels, véritables cartes postales vivantes du Vietnam. A Hoi An, l’historique centre-ville classé au patrimoine mondial par l’Unesco offre un aperçu d’une société disparue, à condition de se lever tôt pour éviter la foule des touristes. Alors qu’au temple de la Littérature à Hanoi, la présence des visiteurs essentiellement asiatiques ajoute là de l’authenticité. Et que dire de toutes ces minuscules échoppes et étals où assises sur de petites chaises de plastique des femmes s’affairent à préparer une soupe à la demande! Je retournerai au Vietnam pour découvrir le sud du pays qui a, dit-on, conservé sa langueur méridionale tout en vibrant, lui aussi, de l’énergie du dragon. »

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