A Madagascar, Salaün Holidays joue la carte du tourisme solidaire

Production
L'atelier de Dieu Donné et Violette à Antananarivo

Engagé depuis de longues années dans une démarche de tourisme solidaire et responsable, le groupe Salaün, via ses circuits programmés, multiplie les initiatives pour sensibiliser les voyageurs au respect de la planète et des populations visitées. Ayant obtenu le label ATR il y a tout juste un an, l’entreprise bretonne mène aujourd’hui des actions de tourisme solidaire dans six pays. Lors d’un voyage de presse à Madagascar, une quinzaine de journalistes ont pu profiter durant quelques jours des charmes et des beautés de l’Île Rouge mais aussi découvrir les opérations de tourisme durable portées par le groupe Salaün.

 

 

Labellisé ATR

 

 

Michel Salaün, président du groupe éponyme, n’est pas peu fier d’avoir obtenu le label ATR (Agir pour un Tourisme responsable) en mars 2018. « Aujourd’hui seuls 13 opérateurs touristiques l’ont obtenu » précise le dirigeant. Ce label qui répond à un cahier des charges très précis signifie « la marque de l’engagement de Salaün Holidays pour un tourisme toujours plus responsable et respectueux à la fois des voyageurs, des populations locales visitées et de la planète ».

 

 

Des actions dans six pays

 

 

« Très impliqué dans le tourisme solidaire », le groupe Salaün mène des actions dans six pays : Inde, Vietnam, Pérou, Ouzbékistan, Afrique du Sud et donc Madagascar. Sur cette île, la 4ème plus grande au monde qui couvre une superficie supérieure à celle de la France, Salaün y est présent depuis 2013. « C’est une destination à la fois facile et compliquée à vendre » résume Michel Salaün qui y enregistre « environ 500 clients en circuit chaque année ». En cause notamment un déficit d’infrastructures hôtelières et routières. Un problème qui pourrait être rapidement corrigé si l’on en croit les propos de Joël Randriamandranto, ancien patron de l’Office du tourisme et nouveau ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, venu spécialement rencontrer les participants du voyage de presse Salaün.

 

 

Rizières au centre-est de Madagascar

 

 

A Madagascar, le TO soutient deux associations

 

 

Dans sa quête d’un tourisme plus solidaire et dans l’élaboration de ses circuits sur Madagascar – 5 sont proposés sur la brochure 2018 – le groupe Salaün peut compter sur Yves Polard, un autre breton à l’origine de deux associations : Amitié Madagascar Bretagne (AMB) et Echanges et Coopération.

 

Le maire d’Ambatomanga et Yves Polard, à la l’origine des associations AMB et Echanges et Coopération

 

 

AMB, qui agit sur la zone Est de Madagascar et s’efforce d’améliorer les conditions de vie des populations, sert de base au circuit de 14 jours/12 nuits « Madagascar autrement » commercialisé par le groupe Salaün (à partir de 1 950 euros par personne). Ce circuit qui propose la découverte combinée des Hautes Terres et de la côte Est de l’île, est spécialement étudié pour faciliter les rencontres avec la population. S’appuyant sur AMB, le voyage est construit avec des prestataires locaux impliqués dans le développement de projets comme des constructions de puits. Un accent est également mis sur l’écotourisme avec la visite de sites naturels, balades pédagogiques et visites de communautés rurales et côtières. Dans ce circuit, on peut mettre en exergue la visite de l’atelier de Dieu Donné et Violette à Alasora non loin de la capitale Antananarivo. Le couple a créé dans les années 80 un atelier de travail des métaux qui s’est transformé en un petit village. Celui-ci emploie d’anciens sans-abri ou des handicapés qui se réinsèrent par le travail. Toujours sur ce circuit mais également inclus dans la programmation d’autres voyages Salaün à Madagascar, une journée « solidaire » est organisée à Ambatomanga (à 50 kilomètres d’Antananarivo) avec la visite d’une coopérative laitière regroupant une trentaine d’éleveurs.

 

 

L’importance de l’éducation

 

 

Autre vecteur de développement, l’éducation. Chez Salaün Holidays, c’est aussi une priorité. Celle-ci se traduit par des aides dans différentes écoles. Mini-Pousse à Tana est l’une de celles que les voyageurs peuvent visiter.

A noter que sur les circuits « Panoramas malgaches » et « Madagascar, la grande île », le client en achetant le voyage reverse 20 euros à l’association AMB. Sur l’ensemble de l’année 2018, 3 500 euros ont été ainsi récoltés.

 

 

Le groupe Salaün soutient aussi Echanges et Coopération, une autre association qui concourt au développement de Madagascar dans de nombreux domaines : éducation, santé, eau… L’orphelinat Sandratra proche de la capitale s’est par exemple vu doter d’un puits améliorant les conditions d’hygiène et de sécurité des pensionnaires.

 

Le proviseur d’un lycée dans la région d’Antananarivo en compagnie d’Yves Polard et de Michel Salaün

 

 

En apportant sa contribution économique et logistique à certains pays, en sensibilisant et en impliquant ses clients, le groupe Salaün Holidays participe à l’amélioration du cadre de vie des populations locales. Agriculture, accès à l’eau, à la culture, protection de l’environnement…, quelques que soient les opérations déployées, ces voyages à l’autre bout du monde permettent à ceux qui les vivent « d’être les acteurs du tourisme solidaire et responsable ».

 

 

 

 

Reforestation, Salaün rejoint le programme Trip and Tree avec Air France

 

 

Plantation d’un acacia

 

 

Pour réduire son empreinte environnementale, Salaün Holidays mise sur la reforestation. Des plantations que le TO entreprend en France via la jeune pousse Ecotree mais aussi à Madagascar avec la communauté Trip and Tree en collaboration avec Air France. Ce dernier programme, développé par la compagnie nationale et l’association A Tree for You, met en relation des donateurs et des projets de plantation d’arbres à travers le monde. Le groupe Salaün s’est engagé sur un projet de plantation dans la région du lac Itasy sur la côte Est de Madagascar et aider ainsi les familles de producteurs locaux. Cette opération de reboisement concerne au total près de 60 000 arbres à planter. Pour le TO Breton, cela réprésente un investissement de 100 000 euros avec Trip and Tree auquel s’ajoute 50 000 euros pour l’association Ecotree. Salaün a acheté 2 500 arbres qui ont été plantés en Bretagne et qui permettent « d’absorber l’équivalent chaque année de 30 tonnes de CO2 ».

Publié par David Savary

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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