Cap Australie 2018 by Australie Tours, épisode 5: une expérience aborigène

Production
Parc national de Kakadu, un ensemble inestimable de peintures aborigènes, certaines ne peuvent être publiées

Avant de rejoindre le parc national de Kakadu doublement inscrit au patrimoine de l’Unesco, c’est au contact d’un clan d’Aborigènes que les agents de voyages invités par Australie Tours découvrent la culture des premiers habitants de l’île-continent, au contact d’une nature généreuse.     

 

Ce matin à l’aube, dans le hall de l’hôtel Argus Darwin, deux nouvelles têtes nous accueillent avec un large sourire. Dans un français parfait, Caterina se présente comme notre guide pour les trois jours suivants. D’emblée on est séduit par cette Italienne chaleureuse qui a choisi de rester à Darwin par amour de la culture aborigène.

 

Elle est accompagnée du français Sébastien, chauffeur pour l’occasion, et passionné tout autant par le Territoire du Nord australien. Le duo est d’excellence pour répondre à la curiosité insatiable d’Aurélie, Priscilla, Nathalie, Marine, Loïc et Norbert, le groupe plus que parfait piloté par le tour leader d’Australie Tours, Hervé Papin, fier de la ponctualité et de l’enthousiasme de l’équipe.

 

Aujourd’hui on entre dans le vif du sujet de la culture aborigène avec un programme qui démarre à 70 km à l’est de Darwin. En bordure d’un large billabong (sorte de mare) parsemé de nénuphars et fleurs colorées, « Pudakul » est le fief du clan Limilngan et Wulna, « traditionals owners » ( formule que l’on préfère ici à aborigène ») et qui s’est donné pour mission de partager à travers une « expérience éducative ».

 

Une journée privilégiée dans un clan

Le top end (extrême nord de l’Australie) compte cinquante clans comme celui-ci, et la région de Kakadu, pas plus de treize. On mesure notre privilège… L’expérience débute par le rituel du baptême, eau du billabong versée sur nos fronts : purifiés, nous voici prêts. D’abord une promenade à travers la forêt où chaque arbre remarquable dévoilera ses vertus médicinales. A l’exemple du Milk Tree, un antibactérien puissant.

 

Atelier musique ensuite. L’occasion de faire connaissance avec cet étonnant instrument,  le didgeridoo, long tube de bois dont les vibrations sont supposées faire le lien avec les esprits (voix du vent). Il est obtenu à partir d’une branche d’eucalyptus naturellement creusée par des termites !

 

L’atelier peinture nous apprend l’origine des couleurs de base, la limonite pour le jaune, l’hématite oxydée pour le rouge le grès pour le noir et le kaolin pour le blanc. Suivent les secrets de fabrication de paniers tressés ; on apprend comment une tige de  palmier sable, l’ivistona humilis, deviendra également la trame d’un dilly bag, un sac traditionnel.

 

Quand Norbert apprend à chasser

La connaissance des outils de chasse n’aura plus de secret pour nous. Ils sont fabriqués à partir du bois d’ébène rouge. Grand sportif devant l’éternel, Norbert tente un lancer de javelot… Sa flèche parvient à peine à décoller avant de se scratcher à quelques mètres. Pas près de toucher un wallaby, ou un sanglier sauvage !

 

Grâce à notre guide, les échanges sont riches avec nos hôtes, premiers Australiens arrivés d’Indonésie, ou de Nouvelle-Guinée il y a plus de  50.000 ans. Les lois chantées au Temps du Rêve (Dreamtime) qui explique l’origine du monde resteront un mystère. Mais l’on a beaucoup appris. Et c’est à regret qu’il faut quitter le clan.

 

Dans le parc national de Kakadu

Durant deux heures, le paysage défile entre termitières cathédrales surgies de la forêt de mousson et des wallabies en goguette. Bowali Visitor Centre avec son centre d’exposition et sa boutique, est l’étape essentielle pour aborder ce que l’on attend tous avec fébrilité : la visite du parc national de Kakadu, doublement classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

 

Ce parc, le plus grand d’Australie, près de 20.000 km2, niche un quart de tous les poissons d’eau douce australiens, plus de 1.000 espèces de plantes, 300 types d’oiseaux… et surtout, des peintures et gravures rupestres uniques, que l’on découvre à Nourlangie ( voir photo).

 

Réalisés sous des abris sous roche, les dessins sont étonnamment bien conservés. Ceux en rouge dateraient de 1000 ans, ceux en blanc, de 200 ans. Et notre guide d’expliquer les interprétations de ces curieux dessins. Tout autour de ces joyaux, la nature est époustouflante.

 

18h30, le soleil décline à l’horizon. Il est tant de regagner notre hôtel.  Cette nuit c’est le Gagudju Lodge Cooinda qui abritera nos rêves. Et éveillera nos papilles, avec au menu, du crocodile et un savoureux morceau de kangourou. Demain la journée démarre par une croisière… Le parc n’a pas livré tous ses mystères.

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