Cap Australie/Bali 2018 by Australie Tours, épisode 10 : clap de fin pour une édition riche et inédite

Production
La dream team Australie Tours, à l’hôtel United Colors of Bali en présence des propriétaires, Sophie et Philippe Raynal ( 2e et 3e à gauche dernier rang) et du guide Dana ( 1e à droite second rang).

Edition riche et inédite, Cap Australie/Bali 2018 a pris fin ce week-end à Canggu sur la côte ouest de Bali avec des hôteliers hors norme… Flash back des dernières visites et bilan.

  

La veille au Puri Bagus Candidasa autour d’un fabuleux repas, Krisna Putra le directeur de l’hôtel nous l’avait confirmé « oui, oui, il faut aller voir le village Tenganan situé tout près d’ici, c’est vraiment  authentique ». Vendredi 25 mai, nous y voilà dans ce fameux village situé au nord de Candidasa, côté montagne. A l’entrée, des sculptures de vaches grandeur nature, une urne pour les dons peuvent semer le trouble sur l’authenticité.

 

Composer avec le tourisme sans perdre son âme, l’enjeu n’est pas mince. Toutefois à Bali, rien d’impossible. Les résidents de Tenganan sont les descendants des Bali Aga, les premiers habitants de Bali ; ils vivent en communauté  et ont conservé les règles et rites ancestraux. Comme celle « de ne pas se marier hors de la communauté » comme nous le dit Dana notre guide. L’architecture du village tout en longueur est restée inchangée depuis des siècles : un plan quadrillé, une large rue principale en partie pavée, qui s’étage en paliers ; des rangées de petites maisons au toit de palme, toutes les mêmes.

 

Le plus grand des pavillons collectifs  est le « wantilan », une sorte de grand préau où ce jour-là se massent des jeunes face à des intervenants utilisant pour leur exposé un Mac Book dernière génération ! En revanche, plus haut dans la rue, pas d’ordinateur sur les bureaux en bois de l’école primaire du village. Tous les élèves, filles et garçons mélangés, sont en tenue de sport (c’est le jour de l’activité physique nous dit le guide). On pointe son nez dans une classe. Au signal de l’institutrice, les enfants se mettent à chanter. On croit reconnaître la Marseillaise, version balinaise, ça en jette !

 

Au fil de l’exploration, on se prend en photo avec des coqs de combat teints en couleurs fluo, rose, jaune, orange ! L’artisanat est mis en valeur par des démonstrations et ventes de produits spécifiques. Ici, les spécialités sont la vannerie et les geringsings, des étoffes tissées et teintes, très réputées dans tout le pays.

 

Entre champs et rizières, l’étape suivante remonte vers Ubud. On arrive par une route qui surplombe le site archéologique hindou-bouddhiste du 8e au 14e siècle de Goa Gajah Gianyar classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1995. La vue est plongeante et panoramique sur  les bassins sacrés, les temples. Le point d’orgue est la grotte de l’Éléphant ;  creusée dans la roche, la tête de monstre de Kâla, signale l’entrée de la caverne. Dans la petite pièce se nichent Ganesh le dieu de la sagesse reconnaissable à sa tête d’éléphant et un petit autel décoré de trois lingams, ( sorte de phallus dressé à l’horizontale)  symbole de Shiva évoquant l’énergie créative féminine. Ressourcés, nous voilà prêts à poursuivre du côté de l’océan.

 

Sur la côte ouest, à 20 km de Denpasar, Pura Tanah Lot, le temple de la terre (Tanah) et de la  mer (Lot) est daté du XVe siècle. Il  est l’un des sept édifices de la mer qui protègent Bali des mauvais esprits. Il n’est pas ouvert au profane. Peu importe, l’important est la splendeur du site.  Le lieu sacré se dresse sur un piton rocheux battu par les vagues de l’océan. A marée haute, comme notre Mont-Saint-Michel, on ne l’atteint qu’en bateau. Loïc se souvient avec émotion de sa visite ici en famille, il y a quinze ans. « Au coucher de soleil, c’est magique sourit-il ».Toutefois, même en milieu d’après-midi, on reste scotchés sur ce paysage que l’on embrasse mieux encore depuis la colline jardin que l’on rejoint  à petits pas.

 

Retour à l’intérieur des terres, à la découverte de temple de Pura Taman Ayun édifié par le roi du puissant royaume de Mengwi au  milieu du XVIIIe siècle. En cette fin de journée, on est quasiment seul, sur ce lieu classé depuis 2012  au patrimoine de l’Unesco. Un privilège pour apprécier le vaste jardin et ses pelouses épaisses qui mènent au  2e plus grand temple de Bali, après Besakih. On ne peut pas entrer à l’intérieur même du temple. Mais en contournant les larges douves couvertes de nénuphars qui l’encadrent, le complexe sacré se dévoile. On aime particulièrement le foisonnement de pagodes constituées d’un empilement de toits en étages ; jusqu’à onze toits.

 

Alors que le soleil décline, on repique sur la côte ouest. A Canggu l’hôtel United Colors of Bali sera comme un cadeau du ciel pour une dernière nuit sur l’île des dieux. Notre tour leader Hervé Papin connaît bien les propriétaires. Français de pure souche, Sophie et Philippe Raynal sont  installés à Bali depuis huit ans. Philippe s’est fait un nom en France. Il avait  créé et exploité durant quinze ans le tour opérateur Nouvelles Destinations. En août 2012, le couple ouvrait son resort, une adresse luxueuse accessible aux budgets les plus serrés. C’est en invités que l’on est reçu dans les belles villas à l’architecture balinaise. C’est en amis que l’on a partagé nos derniers moments sur l’île.

 

On se souviendra longtemps de cette soirée en bord de mer, à l’Echo Beach Club, un spot au décor et à l’ambiance hippie chic et baba cool, où tous les genres humains se mêlent sans façon. A deux pas, au restaurant la Brisa, toujours sur la plage de sable noir antre des surfeurs, on s’est régalé de poissons et fruits de mer tout en écoutant du Bob Marley.

 

Après une nuit réparatrice dans les charmantes villas de United Colors of Bali, le lendemain, dernier jour de l’éductour, ne sera que calme et volupté. Massages balinais,  détente autour de la piscine, dernières emplettes au marché. Mais les achats pour l’essentiel se feront dans la boutique de Sophie, car outre des bijoux et vêtements de qualité, le bénéfice des ventes est reversé à un  orphelinat soutenu par le couple.

Débriefing

Samedi, 16 h, les bagages sont bouclés. Grosses embrassades. Ce n’est qu’un au revoir, nous en sommes persuadés.

 

Sur le chemin de l’aéroport, les gros embouteillages donnent largement le temps de débriefer sur ce combiné inédit Australie Territoire de Nord et Bali, île des dieux au catalogue d’Australie Tours depuis cette année.  C’est à l’unisson que Priscilla Marceau (Omni Voyages), Aurélie Orengo, (Terres 2 Découvertes) Nathalie Thomas (Objectif Lune), Marine Prost, (agence Travelil), Norbert Sarde (Esprit de Voyages) et Loïc Girard, (Bleu Voyages) résument en trois points.

 

1 – « On ne pensait pas que les deux destinations étaient  géographiquement si proches, 2h45 de vol, et elles respectent les saisons favorables au tourisme ».

 

2 : « Les deux destinations font le grand écart. Et en termes de coût de la vie, très chère ou très bon marché-. Et en termes de fréquentation-  d’un côté d’immenses espaces où l’on se sent seul au monde, de l’autre où être seul relève de l’utopie ».

 

3 – Enfin, comme le pointe spécialement Aurélie « pour la clientèle française notamment, Bali est une vieille destination touristique alors que le Territoire du Nord, est méconnu ».

 

Quid des coups de cœur ? Considéré comme « le meilleur d’entre nous » (côté caractère s’entend ! » la parole de Loïc  vaut pour la majorité. Sa préférence : En Australie, « la croisière aquatique sur le billabong Yellow Water, et les piscines naturelles au pied des  cascades dans le parc national de Lichfield. A Bali, le travail réalisé dans les rizières avec les agriculteurs : repiquage du riz, labourage à la charrue, battage du riz à la main. Le tourisme d’expérience reste une valeur sûre.

 

Samedi 20 h : le vol  en A 380 de Singapore Airlines Denpasar-Paris Roissy via Singapour décolle à l’heure.  Même ponctualité pour l’atterrissage à Paris le dimanche 27 mai à 7h35. On revient sur nos terres à temps pour la fête des mères, les bras chargés de fleurs de Bali.

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *