Cap Inde Asie Infiny : Sous le signe de l’amour

Production

Quel est le point commun entre le Taj Mahal à Agra et le temple sikh Gurudwara Bangla Sahib à Delhi ? L’amour, toujours !

 

Que ne ferait-on pas pour disposer du Taj Mahal rien que pour soi ? Réveil à 5 heures! A 6 heures, la team Cap Inde Asie Infiny est à l’ouverture des portes… presque seule. L’accès au site est hautement sécurisé. On est prévenu: pas de briquet, ni ciseau, ni stylo, ni boisson, ni chewing-gum… Passé la sécurité, le rideau se lève sur la carte postale.

 

Merveille du Monde

A l’extrémité du canal bordé de cyprès, posé en hauteur sur son piédestal, le mausolée de marbre blanc est une œuvre de perfection, un hymne à l’amour. L’histoire est connue, triste à pleurer. Au décès de son épouse adorée, « Mumtaz Mahal » (la lumière du palais), morte en accouchant de son quatorzième enfant, l’empereur moghol (musulman) Shâh Jahân a érigé un mausolée à la mesure de son chagrin.

 

Les travaux, débutés en 1632, ont duré douze ans. Mais il n’a fallu que quelques minutes à Christine pour sortir sa perche télescopique. Clic-clac Kodak, le groupe soudé comme jamais, est immortalisé face à l’une des 7 Merveilles du monde. Bon, il y a bien certains éléments qui font tache, comme les travaux de restauration et de nettoyage, sur l’un des minarets, qui vont durer deux ans… Et cette brume permanente due à la pollution, énorme.

 

Autoroute et grenouilles

Retour à notre bus en calèche -so romantic!- avant de revenir au Four Points by Sheraton pour un solide petit-déjeuner. Il faut faire le plein d’énergie avant d’entamer notre traversée, 210 km jusqu’à Delhi. Ce n’est que de l’autoroute. La Yamuna Expressway a été inaugurée en 2012, la vitesse maximale autorisée est de 100 km/h, et les vaches et tuk-tuk (rickshaws) sont interdis.

 

Une cinquantaine de kilomètres après avoir quitté Agra, l’asphalte change de ton. Jusqu’ici silencieux sous nous sièges, il se met régulièrement à trembler, à nous secouer- surtout dans les places du fond. La faute aux « passages à grenouilles », comme l’explique Pankaj notre guide. Environ tous les 700 mètres, voire 1 km, un tunnel passe sous l’autoroute afin d’ouvrir un passage aux villageois et aux animaux.

 

L’arrivée à Delhi est brutale. Il pleut, le trafic est « thrombosé », le niveau sonore des klaxons, au plus haut. Rien de plus normal pour la capitale du pays qui compte plus de 20 millions d’habitants.

 

Une bulle de sérénité

Des bulles de paix, de sérénité et de partage existent pourtant. Le must du genre, et de l’humanité, le temple Gurudwara Bangla Sahib bâti à la fin du XVIIIe siècle, en souvenir de la visite du 8e gourou, Guru Har krishan. C’est le plus grand temple sikh du pays. Le plus beau sans doute. Tout de marbre blanc coiffé d’un dôme recouvert d’or. Le rafraîchissant bassin, énorme plan d’eau, invite les fidèles à leurs ablutions.

 

L’un des attraits du lieu est ce mélange de ferveur et de bonhomie qui règne sur le site qui, comme tous les autres de la religion sikh, a pour but de rapprocher les hommes et les femmes de toutes confessions dans une espèce d’amour universel. L’illustration  de cette philosophie, est une grande salle à manger (capacité plus de 850 places) qui reçoit tout un chacun, gratuitement.

 

On s’assoit à même le sol. Et l’on est servi dans les assiettes en métal creusées de petits compartiments, le basique du pays : dal (lentilles) et chapati (pain) se dégustent avec les mains. Les repas, tout comme le service, sont préparés par des bénévoles dans des cuisines où l’on a pu pénétrer, tourner le dal dans les immenses bassines, échanger.

 

Sikhisme, spiritualité et baignade

Un grand moment de partage et d’optimisme sur l’humanité. On se convertirait presque au sikhisme fondée par l’Indien, Gurû Nânak, au XVIe siècle. Une religion de tolérance qui aspire à dépasser hindouisme et islam, et enseigne que la religion doit unir les hommes et non pas les monter les uns contre les autres.

 

Après cette expérience spirituelle de haute volée, la suite fut plus terre à terre, mais non dénuée d’intérêt. Shopping dans le quartier de Connaught Place, épicentre commerçant de la capitale, avant de s’installer à l’amical hôtel Jaypee Siddharth, 94 chambres, 3 restaurants, une piscine extérieure.

 

Le repas du soir invite à découvrir le très luxueux The Lalit, New Delhi, 461 chambres, que l’on nous indique « complet ». En nous précisant, que pour se baigner dans la  piscine, le maillot de bain est indispensable. Une évidence, pensez-vous ? Non, car en Inde, on peut se baigner habillé comme à la ville !

A demain pour une ultime journée Cap Inde.

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