Cap Nouvelle-Calédonie 2018 : au cœur d’une vallée kanak

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Après la côte Ouest de Grande Terre, direction l’Est pour les sept agents de voyages invités par Australie Tours en Nouvelle-Calédonie. Un jeudi, le 24 mai, entre mer et montagne. Au pays qui abrite, dit-on, l’âme kanak depuis la nuit des temps…

 

Arrivée presque de nuit au Sheraton Deva Spa & Golf Resort, la team « Cap Nouvelle-Calédonie 2018 by Australie Tours » en repart le lendemain à 8h30. Un peu triste d’avoir eu si peu de temps pour découvrir les nombreux atouts de cet hôtel 5-étoiles. Sur un domaine de 800 hectares, s’écrit depuis son ouverture en 2014 une nouvelle histoire du tourisme durable de la Nouvelle-Calédonie.

 

Bordé par un lagon classé Unesco et une réserve naturelle, le domaine du Sheraton Deva offre aussi un large réseau de sentiers de randonnées pédestres et de VTT et bientôt un centre culturel. «Il contera l’histoire des kanaks et de la vallée sacrée, lieu d’une célèbre insurrection à la fin du XIXe siècle» précise Thomas Barguil, directeur de l’hôtel depuis deux ans. Il faudra donc revenir pour le découvrir.

Après une rapide halte à la toute proche baie des Tortues, plage où les tortues vertes viennent pondre leurs œufs de janvier à mars, la team Cap NC 2018 part découvrir la côte orientale de Grande Terre. En empruntant l’une des cinq routes transversales de l’île, celle qui part de Bourail, ville toute proche du Domaine de Deva.

Le berceau de l’âme kanak

D’abord bordée de plaines souvent ponctuées de bois noirs (arbres majestueux plantés pour faire de l’ombre au bétail), la route devient plus sinueuse pour grimper jusqu’au col des Roussettes puis redescendre vers Houaïllou, sur la côte.

«Vous ne le voyez pas, mais vous traversez le territoire d’une trentaine de tribus en effectuant cette transversale» indique Axelle, la guide. La côte Est et les vallées qui s’enfilent vers la montagne constituent, dit-on, le berceau de l’âme kanak. Ici, la vie tribale est reine.

 

Il ne s’agit absolument pas de folklore. La vie reste rythmée par la coutume, le pouvoir du chef, la culture de l’igname… «En terre coutumière, les coupures naturelles (rivières, crêtes) constituent les limites de territoire. Les gens les respectent» illustre la guide. Un déjeuner en tribu est prévu pour partager le bougna, plat traditionnel kanak.

 

Respecter le geste coutumier

Mais pas question d’arriver les mains vides. Il faut respecter le geste dit de la «coutume», offrande accompagnée d’un petit discours pour être accueilli. «Je vais acheter un manou (morceau de tissu) dans lequel je glisserai un petit billet. Ce n’est pas la valeur de l’offrande qui compte, mais le geste effectué en toute humilité et dans le respect de l’autre » ajoute la guide.

La côte Est se dévoile alors, plus sauvage avec ses rochers et ses falaises à l’instar des célèbres roches de Lindéralique. Jaillissement de calcaire découpé au scalpel et orné d’arbustes très verts, la formation est unique en Nouvelle-Calédonie. Et la forme de deux d’entre eux, la poule et le sphinx, tout autant. Ces deux «animaux» dominent la baie de la Hienghène. La halte photo s’impose. C’est trop étonnant.

 

Mais pas question de s’attarder car Davina attend l’équipe pour le déjeuner dans le village de sa tribu Tiedanite. Le route se fait plus étroite et s’enfonce dans la vallée de la Hienghène. Quelques maisons entourées de jolis petits jardins, une église, une rivière… L’endroit est très zen. Axelle remet à Davina son manou et lui demande de bien vouloir l’accueillir avec les agents de voyages pour le déjeuner.

 

Le bougna, plat traditionnel

La jeune femme accepte l’offrande et les invite à s’asseoir à sa table. Deux bougnas au poulet ont été préparés. Ce plat typique mélanésien à base de taros, patates douces, manioc et viande ou poisson est cuit avec du lait de coco et à l’étouffée dans des feuilles de bananier. Une découverte pour tous !

 

Le repas achevé, le lieu, très calme, invite à la sieste. Mais il faut poursuivre la route côtière entre mer et montagne. D’abord vers le Nord, pour emprunter le dernier bac qui enjambe une rivière, celui de la Ouaième. Et ce, 24heures sur 24 toute l’année. Trois hommes de la tribu Ouaième s’y relaient nuit et jour.

Puis retour vers le Sud pour rejoindre le Koulnoue Village de Hienghène. C’est en effet dans cet établissement, un ancien Club Med, que la fine équipe doit passer sa dernière nuit dans l’est de Grande Terre.

 

 

 

 

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