Clubs de vacances: le label qualité voit enfin le jour

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Label Club Vacances Qualite Garanties
Association Clubs de Vacances-Qualité garantie avec de g. à dr. Christian Sabbagh (Orchestra), Jean-Pierre Nadir (Easyvoyage), Olivier Kervella (NG Travel/ Boomerang), Christophe Fuss (clubs TUI), René-Marc Chikli (Seto), Pascal de Izaguirre (TUI), Hugues Defline (président), Nicolas Delord et Jean-Emmanuel Chometon (Thomas Cook), Serge Laurens (TUI), Michel Quenot et Folco Aloisi (Fram).

Quatre TO (Fram, TUI, Thomas Cook et Boomerang) ont présenté mardi 17 octobre un nouveau label commun. 20 critères qualitatifs et quantitatifs composent ce label. Aujourd’hui environ 180 hôtels-clubs répondent à ces critères. Le label sera utilisé et affiché pour la saison été 2018. 

 

Quatre TO et sept marques (Coralia, Fram, Jet tours, Jumbo, Kappa, Lookea, Marmara) sont regroupés dans la nouvelle association Clubs de Vacances-Qualité garantie. Ensemble, ils représentent 201 clubs sur les quelque « 4.400 produits désignés sous le nom de clubs dans Orchestra » indique Jean-Pierre Nadir, porte-parole de l’association.

 

Chaque année, « un million de clients » partent dans les clubs de ces sept marques sur « un total de 2,5 à 3,5 millions de clients clubs en France » selon Jean-Pierre Nadir. A comparer également avec « les 500.000 pax annuels du Club Med ».  Lequel n’a « pas souhaité faire partie de ce label ». 

Un label selon 3 familles de critères

Projet lancé il y a dix-huit mois, le label « Clubs de vancances-Qualité garantie » fait l’objet d’une « charte en 20 points pour trois familles de critères » précise Hugues Defline, président de cette association créée en juillet dernier. Ces critères portent sur:
1/ les fournisseurs et les prestations hôtelières
2/ la représentation (du TO) et l’animation
3/ les services du TO (avant, pendant, après le séjour…)

 

« Il ne s’agit pas du plus petit dénominateur commun, signale Pascal de Izaguirre, président de TUI France. Nous avons voulu mettre la barre assez haut et chacun accepte que certains de ses clubs ne rentreront pas dans le label. » « C’est une charte cohérente, claire, discriminante et quasi scientifique: soit on est dedans, soit on n’y est pas », résume Olivier Kervella, président de NG Travel/ Boomerang.

Chaque club labellisé individuellement

Car la labellisation n’est pas accordée pour une marque mais par club. Chaque établissement, s’il ne l’a pas déjà été dans les 12 derniers mois, va être visité par un journaliste d’Easyvoyage. Il sera « noté » en fonction d’une grille d’évaluation réalisée avec le cabinet Vitalis Consulting.

 

Le label est ouvert à d’autres opérateurs que ceux qui font partie de l’association. « Nous avons déjà reçu des candidatures », précise Hugues Defline. Au minimum, il faut qu’un TO ait 50 chambres dans un hôtel et dix clubs.  « Une réflexion est en cours au sein de l’association pour ouvrir le label aux campings et autres clubs type Belambra, VVF, etc. »

Une offre facile à retrouver

Pour aider les agents de voyages à identifier les produits qui répondent aux 20 critères (voir encadré ci-dessous), les tour-opérateurs vont mentionner la charte dans leur brochure. Le logo « Club de vacances – qualité garantie » devrait également figurer.

 

La liste des clubs labellisés pour la saison 2018 sera à disposition sur le site de l’association à partir du mois de décembre 2017. Et Orchestra, membre créateur de cette association, a développé une fonctionnalité pour faciliter les recherches des agences dans leurs interfaces de vente.

 

Le relais en B2C auprès des clients et consommateurs se fera dans une seconde phase, d’ici la saison été à travers des études chiffrées notamment. « Sur ce concept de club, il y en a qui trichent et d’autres qui respectent les règles du jeu, déclare Jean-Pierre Nadir. Le label représente une marque claire vis-à-vis du grand public. »

Lutter contre la désintermediation

L’objectif du label est d’apporter une visibilité au produit club et au professionnalisme des tour-opérateurs. Face à l’engouement pour les formules vols + hôtel (ou Airbnb), les TO veulent affirmer « la valeur ajoutée » de leur produit, notamment en termes de services mais aussi pour « l’animation et la convivialité » souligne Folco Aloisi, cofondateur de Karavel (Fram).

 

L’idée avec ce label est de créer « une émulation positive » pour tirer la qualité des clubs vers le haut. « La concurrence n’est pas entre nous mais par rapport aux autres produits, explique Serge Laurens, directeur marketing digital de TUI. Chaque marque conserve son ADN et propose ses expériences de vacances. » Faire du club de vacances est « une fierté dans un marché qui ne cesse de progresser » affirme Jean-Pierre Nadir.

 

 

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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