Deux ex-patrons de Nouvelles Frontières jugés pour escroquerie

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Deux ex-dirigeants du voyagiste Nouvelles Frontières ont nié jeudi en bloc devant le tribunal correctionnel de Bobigny une fraude comptable de 36 millions d'euros qui, selon l'accusation, leur aurait permis de toucher des centaines de milliers d'euros de primes indues (Lire ici la décision du tribunal rendue jeudi soir).L'AFP rapporte que le parquet de Bobigny, qui les a fait citer notamment pour "escroquerie", soupçonne Jean-Marc Siano, ancien patron du groupe, et Patrick Lebufnoir, ex-directeur financier, d'avoir "dissimulé la véritable situation financière" de Nouvelles Frontières, entre juillet 2009 et mars 2011. Au cours d'une matinée d'audience extrêmement technique, s'attachant aux techniques de comptabilité et aux montages capitalistiques au sein du groupe Nouvelles Frontières, contrôlé par le britannique TUI, les anciens dirigeants ont nié toute fraude. "Jamais nous n'avons donné l'instruction (aux comptables de l'entreprise) de faire de manœuvre frauduleuse", a déclaré Jean-Marc Siano. Selon l'accusation, une manœuvre comptable illégale, portant sur un montant de 36 millions d'euros, leur aurait pourtant permis de toucher quelque 800.000 euros de primes indues, dont 460.000 euros pour l'ex-directeur et 324.000 pour l'ancien responsable financier. Pour les prévenus, ces primes de résultat, versées dans une société pourtant en déficit récurrent, récompensaient leur travail, et notamment leur
efforts de restructuration. "Je recevais des bonus calculés sur le nombre de personnes que je licenciais chez Corsair", la compagnie aérienne du groupe, a ainsi expliqué Patrick Lebufnoir.

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