Eductour Vacances Transat au Nouveau Brunswick : 15 ours à leurs pieds !

Que retiendront-ils de leur quatrième jour au Nouveau Brunswick ? L'histoire des Acadiens comptée par Dorine et Alyre au Pays de la Sagouine ou l'observation des ours bruns que Richard d'Acadieville connaît si bien ? Ben les deux !
 Le Pays de la Sagouine a ouvert rien que pour eux ce samedi 25 juin ! Un jour avant l'ouverture annuelle de ce village acadien reconstitué sur une petite île à Bouctouche, Dorine et Alyre, de vrais descendants d'Acadiens en habit d'époque, ont en effet accueilli au son du violon les dix agents de voyage invités par Vacances Transat. Et ce n'était qu'un début ! Avec une gouaille sans égale, Dorine leur a conté l'histoire de ces cousins d'Amérique, arrivés au 17e siècle sur cette nouvelle France. Longtemps, les Acadiens ont perpétué leurs traditions et leur langue dans le strict cocon familial, accolant même un nom anglais à leur nom de famille pour être sûrs de pouvoir trouver un job sur ses terres longtemps rattachées à la couronne britannique. « Mais nous avons décidé d'affirmer fièrement nos racines et nos cultures dans les années 80, en organisant notamment le premier congrès acadien du 1er au 15 août 1988. Depuis, des Acadiens du monde entier participe à cette grande rencontre organisée tous les cinq ans. Il y a 3 millions d'Acadiens dans le monde !En 2019, elle aura lieu ici, dans le sud-ouest du Nouveau Brunswick » se félicite Dorine. Quel plaisir de la suivre dans ses histoires d'antan… Abandonnés par la France, déportés (une déportation pudiquement appelée « le grand dérangement »), souvent pauvres, ces hommes et ces femmes venus pour beaucoup de Poitou Charente ont traversé des décennies de misère avec une joie de vivre sans égale. « C'est ce qui nous a sauvé » martèle Dorine. C'est aussi ce qui fait aujourd'hui le succès de leur village reconstitué. Pour sûr, le détour est indispensable. L'arrêt à 45 minutes de là, à Acadieville, l'est tout autant. Depuis 22 ans, Richard Goguen et son épouse Vivianne proposent une incroyable observation des ours bruns. Richard parle aux ours. Il leur parle en parsemant ici ou là noix de cajou (les ours adorent!) et autres fruits secs, un peu de viande aussi. Les spectateurs, amenés en bus jusqu'à une cabane sur hauts pilotis bâtie au cœur de la forêt, peuvent ainsi deux heures durant admirer les ourses et leurs tout petits, des ours d'un an et demi tous juste lâchés par leur mère et bien craintifs. Au moindre bruit, ils grimpent en effet sur les arbres. Pour un peu, on croirait ces ours domptés. Mais il en est rien. Et personne, non personne ne peut descendre parmi eux. Seul Richard leur fait la causette, gardant la distance avec le mâle dominant mais s'approchant bien près de quelques mères qu'il connaît bien. Quinze ours et oursons sont ainsi venus ce samedi là. Un moment unique pour la fine équipe de Français de France !

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