Faillite de Thomas Cook : La crainte de l’effet dominos…

Production

« L’impensable est arrivé ». Stéphane Le Pennec, DG de Salaün Holidays, de retour d’un voyage en Georgie, exprime ce lundi matin le sentiment de toute une profession. C’est la gueule de bois après une mauvaise fête.

 

L’annonce de la faillite du groupe Thomas Cook a fait l’effet d’un séisme. Et pour cause, la disparition du plus ancien groupe de tourisme va avoir un impact sur toute l’industrie du tourisme. Pour les 600.000 clients dans le monde – dont 10.000 Français – qu’il va falloir rapatrier d’abord. En France, ce sont aussi les TO revendus par les 180 agences intégrées Thomas Cook qui sont inquiets. « Une marque historique qui dépose, c’est terrible ! » explique un TO qui craint l’effet dominos. « C’est une catastrophe pour la profession » dit Michel Salaün, PDG du groupe Salaün. « Des TO pourraient de ne pas s’en relever » ajoute t-il et « l’APST risque d’avoir fort à faire. Il y aura de gros chambardements dans les semaines et les mois à venir ». Rappelons que l’APST ne pourra intervenir que « si et lorsque Thomas Cook France se placera en cessation de paiements ».

 

En principe, c’est aujourd’hui lundi que les départs d’août doivent être payés par les agences de voyages Thomas Cook aux différents TO. Dans le cas contraire, les plus fragiles d’entre eux risquent d’y laisser des plumes…

 

Si les agences franchisées ne sont pas directement liées à cette faillite, il n’en demeure pas moins qu’elles risquent d’être discréditées.

 

Dans la foulée de l’annonce de la faillite de Thomas Cook, les titres TUI, Easyjet et des autres compagnies aériennes, ont spectaculairement progressé. La baisse de surcapacité du secteur rassure les traders. Selon les analystes « TUI restera le seul tour opérateur avec une part de marché significative en Grande-Bretagne et le seul voyagiste entièrement intégré en Europe ».

Publié par David Savary

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *