Fin de la grève chez TUI, pour de bon ?

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La direction de TUI France annonce que la grève du 13 avril s’est achevée sur des propositions acceptées par les syndicats. Les organisations syndicales réclament encore des augmentations de salaires.  La dernière réunion de NAO est prévue dans 10 jours, le 23 avril.

 

La direction de TUI France indique dans un communiqué qu’elle « considère le mouvement de grève du 13 avril prématuré« .  « Compte tenu du calendrier des réunions NAO (négociation annuelle obligatoire) dont la dernière réunion est prévue lundi 23 avril » est-il précisé.

 

Pour la journée du vendredi 13, une première réunion NAO s’est tenue à 11h au siège de l’entreprise, à Levallois-Perret. « Au deuxième étage, des salariés grévistes ont fait une haie d’honneur entre les ascenseurs et la salle de réunion pour laisser passer la DRH » raconte l’un d’entre eux.

 

Bataille de chiffres

Combien étaient-ils exactement? « En fin de journée, 42 collaborateurs se sont déclarés grévistes dont 5 agences seulement sur un total de 999 salariés actuellement » indique la direction. Des chiffres que ne reconnaissent pas les syndicats. Stéphanie Dayan (CFDT) en a compté « 140 », tandis que Lazare Razkallah (CGT) estime la participation à « 200 salariés ».

 

« Les salariés étaient mobilisés« , martèle le secrétaire du CE. Et de rappeler qu’au siège « travaillent 550 personnes qui n’étaient pas toutes là du fait de la grève des transports et du vendredi, veille de congés scolaires ». Selon Lazare Razkallah, « beaucoup de salariés ont fait grève deux ou trois heures sans se déclarer, avec l’accord tacite de leur hiérarchie ».

 

Des motifs de satisfaction communs

La direction souligne qu’après la seconde réunion de la journée, « de 16h à 17h », « plusieurs [de ses] propositions » ont été « acceptées » par les syndicats. Lesquels reconnaissent « une écoute » de la direction sur le sujet du sous-effectif et de la souffrance au travail. Ils déplorent néanmoins un « manque d’anticipation » -« malgré les alertes du CHSCT »- qui aboutit à cette crise en pleine haute saison.

 

Des embauches vont donc avoir lieu. Aux « 24 recrutements en cours, 12 autres ont été ajoutés ». Avec « les mobilités internes et 4 CDD », une cinquantaine de postes devraient être « rapidement pourvus ». Un renfort que plusieurs services (opérations, avant-vente, distribution…) attendent

 

Autre source de satisfaction, un accord sur le règlement des heures supplémentaires travaillées depuis janvier. Et le report des congés des ex-Transat à fin septembre au lieu de fin mai. Mais aussi une enveloppe de 70.000 euros pour les chèques-vacances. Et l’espoir d’aboutir bientôt dans le dossier des « avantages sociaux », ces tarifs réduits (-30% au maximum) sur des voyages maison. Davantage de salariés de l’entreprise pourraient ainsi y prétendre.

 

Ce qui coince encore

Les syndicats restent mobilisés sur les augmentations salariales. On rappellera que la CFDT a entamé une action en justice pour que tous les salariés (et non pas « 65% aujourd’hui ») aient un 13e mois. L’audience est fixée au 25 mai.

 

A la CGT, on réclame « une enveloppe supplémentaire » afin d’augmenter les salaires. Pour TUI Group,« l’actionnaire », cette enveloppe serait considérée sur le plan comptable comme « un élément exceptionnel ». Si à la direction, on souligne que « le dialogue reste ouvert », la CGT attend « un geste fort ». « La direction française a peu de leviers » admet Lazare Razkallah, mais « l’actionnaire doit comprendre que les salariés n’en peuvent plus « .

 

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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