Forum du Seto : à quoi va ressembler le tourisme du futur?

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Un exercice de prospective hyper intéressant. Toutes les tendances et technologies ont été présentées comme les nouvelles normes du voyage en 2040. Un travail d’imagination qui peut donner à réfléchir à des tour-opérateurs déjà tentés par la réalité virtuelle.

 

Un exposé à la fois amusant et déprimant que ce sujet intitulé « prospective : le tourisme en 2040 ». Sophie Lacour, d’Advanced Tourism, a « achevé les tour-opérateurs » réunis à Deauville dans le cadre du Forum 2016 du Seto. Déjà, la matinée sur la nouvelle directive des voyages à forfait a été « éprouvante », selon François-Xavier Izenic,  l’animateur des débats de ce congrès. Mais la présentation que la docteur en sciences de l’information et de la communication a faite des « voyages en 2040 » ne laissait pas beaucoup de place aux forfaits, et aux tour-opérateurs.

Tirant parti de toutes les recherches et avancées technologiques actuelles, Sophie Lacour a raconté à un auditoire médusé –et parfois hilare–- les voyages de Louise et Paul, deux jeunes gens nés en 2016.  Entre ADN numérique et bleisure, chacun d’eux a ses propres modes de voyages.

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Le choix se fait par haptique pour sentir les éléments ou holoportation (photo ci-dessus) pour discuter avec un réceptif. Et la réservation passera par Google, Linked In ou Airbnb, qui en plus d’être des plates-formes de voyages mettent en relation les profils de voyageurs. Le trajet va du train invisible à l’avion transparent, en passant par l’ascenseur dans l’espace (à 36.000 km). Le séjour peut se dérouler dans divers hébergement: du zeppelin hôtelier (à la place du bateau de croisières) à l’hôtel dans un arbre et du VVT (voyage virtuel total) à l’aérotel basé dans une marina (photo ci-dessous).

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Bien sûr, Paul et Louise sont hyper-connectés avec une puce dans le bras qui leur permet aussi de régler leurs achats, un tatouage pour leurs infos personnelles, et un téléphone sur le doigt. Et s’ils le veulent un oeil et une oreille bioniques pour enregistrer ce qu’ils voient et entendent. La reconnaissance faciale est partout. Et ils peuvent profiter d’un exosquelette pour randonner plus facilement et même des « bottes de 7 lieues » pour se déplacer à 40 km/h.

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Bref, le tourisme en 2040 pourrait être ce monde polymorphe aux frontières floues entre travail et loisirs, réalité et virtualité. L’avenir du voyage en 2040 balancerait ainsi entre sérendipité et hyperpersonnalisation. Avec comme luxe ultime, la déconnexion.

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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