La crise chez Cit France pénalise Italiatour

Les soucis financiers de la Cit se répercutent sur les ventes d’Italiatour.
Le second spécialiste rappelle qu’il n’a pas encore fusionné avec Cit France.
Il affirme avoir une « trésorerie saine » et « la confiance » de ses fournisseurs.
Pris dans l’œil du cyclone financier qui souffle violemment sur Cit France, Italiatour en subit les conséquences et accuse un retard dans ses ventes estimé à 35 %. « Ce frein dans notre activité découle d’une mauvaise saison estivale pour l’Italie mais surtout de l’amalgame injustifié établi entre deux TO qui, bien qu’appartenant au même groupe, n’ont jamais fait gestion commune », se défend Giovanni Ragusa, DG d’Italiatour, passablement exaspéré par la situation. Rappelons que les deux marques qui devaient fusionner en juin dernier ne sont toujours pas liées « et ne le seront pas tant que la procédure de redressement judiciaire imposée à la Cit ne sera pas levée », précise le DG d’Italiatour reconnaissant malheureusement que cette situation conditionne un peu son activité. En attendant que la transaction se fasse, Italiatour poursuit ses ventes et garde la confiance de ses fournisseurs. « Concrètement, deux solutions se présentent, résume Giovanni Ragusa : soit Cit France trouve une solution à ses difficultés et nous poursuivons notre repositionnement vers le haut de gamme et l’hôtellerie de charme, soit le TO est racheté, la fusion devient caduque et nous retrouvons notre identité de spécialiste opérant parmi d’autres spécialistes avec une vraie programmation de spécialiste. » Sensibilisé par le problème, le gouvernement italien a organisé un tour de table, appelant à la bonne volonté des actionnaires pour sauvegarder l’entreprise et ses 1 050 salariés (voir ci-contre). Un accord de recapitalisation pourrait aboutir à la fin du mois de septembre. Coincé jusque-là, Italiatour ne sait toujours pas s’il ira à Top Résa, sachant qu’il était prévu un stand commun avec la Cit et que les deux TO devaient donc en partager les frais. « Le réseau de distribution doit bien comprendre que notre trésorerie est saine, que nos clients partent et rentrent sans problème et que les soucis financiers de Cit France ne sont pas les nôtres », conclut Giovanni Ragusa.
Et pendant ce temps-là, d’autres TO deviennent spécialistes de l’Italie
Si la situation de Cit France pèse sur l’activité d’Italiatour, elle doit en revanche arranger les affaires de ses concurrents qui récupèrent ainsi des parts de marché. C’est sans doute le cas de Donatello, ex-concurrent direct de Cit qui est aujourd’hui LA référence dans le réseau de distribution. Le groupe Voyageurs du Monde devrait également en profiter, lui qui après avoir longtemps sous-traité à Donatello a désormais sa propre production. Et n’oublions pas les spécialistes des week-ends. Ainsi, à l’inverse de Jet tours qui abandonne sa production sur cet axe qu’il dit ne pas maîtriser, Transeurope rencontre un franc succès avec sa brochure « Charming Italie ». A l’instar du groupe Pauli qui pour la deuxième saison édite une brochure de 52 pages baptisée « Visit Italie » (séjours classiques dans les principales villes, location d’appartements, combinés villes d’art). Cette offre certes encore loin d’égaler celle de Cit devrait pourtant facilement trouver une place chez les vendeurs qui connaissent le TO et disposent là de produits simples.

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