La Saint-Valentin, un moment payant sous conditions

Production

Peu de succès des produits classiques.
Spectacles, hôtels, stages s’envolent
La voilà qui revient, mine de rien, la Saint-Valentin. Aussi inévitable que la fête des mères ou l’avis d’imposition, ce moment amoureux commercial fait la joie des restaurants, fleuristes et autres parfumeurs. Mais, même si les fax des agents de voyages sont inondés de propositions, la répercussion d’une telle célébration ne se ressent pas toujours en agences (voir témoignages). Et pourtant, sous certaines conditions et sur certains produits, l’offre répond à la demande des clients. « C’est en fait un vrai moment d’animation commerciale », explique Eric Tirelli, responsable communication du groupe Voyageurs du Monde. Et il existe vraiment une demande pour une clientèle CSP +. » C’est ainsi que des produits de la marque comme les grands week-ends à Pékin se sont très bien vendus pour cette occasion. La position du groupe Pauli illustre toute la complexité de ce marché temporaire. « Depuis quelques jours 50 % de nos appels concernent nos offres Saint-Valentin, constate Philippe Sangouard, DG de Pauli. La coïncidence cette année de cette fête avec un week-end est très intéressante. Mais en même temps, les demandes sont très spécifiques. » Ce sont les produits France qui remportent les suffrages : « Les spectacles comme le Lido, les packages hôteliers, les forfaits thalasso rencontrent un grand succès. » Au détriment des destinations européennes, pourtant plus rémunératrices par rapport aux produits France. « Nous avons décidé de ne plus surcharger la résa pour la vente de nuits d’hôtels. Nous préférons donner du temps à la vente aux produits européens. » De son côté, Nouvelles frontières a compris tout l’intérêt à tirer de son nouveau concept « Le cadeau ». Plus qu’un resto, et moins cher qu’un voyage : le stage d’œnologie, le baptême de parapente ou d’hélicoptère, proposés dans un petit paquet avec un appareil photo. Un agent de voyages de Colmar en a fait un argument de vente en créant des affichettes « Cadeau spécial St-Valentin », qu’il expose en vitrine. « Ce genre de propositions plaît », confirme Claude Sommer, le gérant.
Il n’y a pas vraiment de demandes des clients
Josette, Espaces Voyages à Bourges
« Nous avons beaucoup de propositions aussi bien des tour-opérateurs comme Marmara que des hôteliers comme Accor. Mais il n’y a pas beaucoup de demandes. Nos clients préfèrent partir une semaine, car quelle que soit la durée, il faut faire des préacheminements. Le court séjour se vend donc très mal. »
Marie, Club Voyages, La Rochelle
« Nous avons mis des affiches en vitrine mais il n’y a pas vraiment de ventes. Nous avons monté une opération avec la radio locale pour gagner un voyage en amoureux. Mais c’est surtout un outil de communication. »
Laurence, Boiloris Voyages Jet tours, Paris 6e
« Il n’y a pas beaucoup de demandes, mais les gens utilisent certaines promotions pour partir plus tard. Ils demandent alors des produits Club Med. En revanche, les packages ‘spécial St-Valentin’ de Jet tours, avec une réduction de 50 % pour la 2e personne, ont du mal à trouver preneur. »

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