Le groupe hôtelier Beachcomber rompt avec TUI et Thomas Cook

Production
Rémi Sabarros, DG France de Beachcomber.

Beachcomber a annoncé avoir résilié ses contrats TO avec Passion des Iles (TUI) et Jet tours (Thomas Cook) à compter de novembre 2019. « Nous avons fait ça dans les formes » a expliqué Rémi Sabarros, DG France de Beachcomber, « en respectant les contrats et les délais ».

 

« En 2019, ces deux TO ne pourront plus proposer les hôtels du groupe dans leurs brochures » ajoute-t-il, confirmant une information publiée par notre confrère l’Echo touristique. L’idée est de « mieux maîtriser notre distribution et donc la pénétration de nos hôtels dans le marché ». Rappelons que les TO (Beachcomber Tours, Jet tours, Passion des Iles et Kuoni) représentait jusqu’ici entre 55 et 60% du volume d’affaires du groupe en France. Dont plus de 75% réalisés par le TO maison. « Cette décision ne remet donc pas en cause notre modèle économique » poursuit Rémi Sabarros. « C’est un pari que nous faisons, l’avenir nous donnera raison ou tort. Je pense qu’il nous donnera raison. La notoriété naturelle de Beachcomber est aujourd’hui suffisante pour nous séparer de ces deux tours-opérateurs » considère t-il encore. De plus, comme la distribution met actuellement « une pression terrible » sur les fournisseurs, il est devenu « nécessaire de réduire notre champs de TO ».

En revanche, Beachcomber a conservé son accord avec Kuoni. Et ce, pour deux raisons. La première, est que la nouvelle maison mère du TO, Der Touristik, est entrée dans le capital d’une filiale (un réceptif) de Beachcomber. La seconde, est que Kuoni est « un multi-spécialiste à la différence de TUI et Jet tours, plus généralistes » qui colle mieux à la stratégie du groupe hôtelier.

Enfin, Rémi Sabarros rappelle que les deux TO ont également un réseau de distribution (Thomas Cook et TUI). Ils « pourront nous revendre si ils le souhaitent, notamment les franchisés, via Beachcomber tours, bien que le TO ne soit actuellement référencé ni chez l’un, ni chez l’autre…

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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Vos réactions

  1. Cher Remi,
    « Nous avons fait ça dans les formes ». Faut-il qu’un doute subsiste sur ce point chez d’aucun, peut-être vous, pour que cette précision qui revêt ainsi la forme d’une justification, soit apportée ? Je ferai grâce au lecteur du déroulé détaillé de l’histoire de notre séparation mais elle s’est faite avec désinvolture et au mépris du minimum de respect, dans la forme, que le partenaire que nous avons été durant de longues années pouvait mériter. C’est ainsi et c’est regrettable. Quant à ce qui nous reste de temps de « collaboration », il est bien avisé d’y avoir apporté les corrections nécessaires par rapport à ce qui était mentionné plus tôt dans la journée. Probablement une malheureuse imprécision journalistique me direz-vous.
    Bien à vous

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