Le groupe Pierre & Vacances lance le Center Parcs nouvelle génération

Production

Temps brumeux et frisquet mardi dernier sur les bords du lac de l’Ailette, dans l’Aisne, pour la pause de la première pierre du troisième Center Parcs français. Livraison prévue : juin 2007. Un site exceptionnel sur 80 hectares à 1 heure 30 de Paris, proche des frontières belge et allemande, à deux pas du lieu historique du Chemin des Dames. Par cette inauguration, Gérard Brémond, PDG du groupe, et Christophe Jeannest, CEO (Chief Executive Officer) de Centers Parcs, finalisaient après des mois de réunions avec le conseil général de l’Aisne et la région Picardie, l’un des deux projets d’implantation en région du concept de parc de loisirs plébiscités par les Français – les Center Parcs affichent des taux d’occupation à l’année de 93 %. Toutefois, dès la présentation de cette nouvelle implantation et des choix architecturaux défendus par l’un des architectes fidèles du groupe, Pierre Diener, qui a dessiné entre autres les maisons du village Pierre et Vacances de “Belles Dunes”, dans la Baie de Somme, on percevait que cette nouvelle unité amorçait une mutation du concept d’origine des Center Parcs. Car si les fondamentaux restent les mêmes (Christophe Jeannest s’en explique ci-dessous), la conception des bâtiments est marquée de l’empreinte Pierre et Vacances. Autant les cottages des deux parcs existants en Sologne et Normandie sont extérieurement sans attraits et intérieurement spartiates (ce qui ne semble pas nuire à la fréquentation), autant les maisons proposées dans l’Aisne (840, en trois catégories) offrent des variétés de formes et de couleurs qui les font ressembler aux constructions nordiques des lacs scandinaves ou canadiens. L’intérieur vaut l’extérieur, qui se veut chaleureux, confortable et assez spacieux. Cette sensation est d’ailleurs renforcée par la mise en scène de l’ensemble urbain, qui inclut 5 bars et restaurants, des boutiques, un centre de séminaires et de congrès et, bien sûr, un espace aquatique fermé (Aquamundo) de 5 200 m2, un cœur aux accents de cité lacustre pourvue d’un petit port et d’un phare !
Le financement de l’opération porte lui aussi la marque du leader européen des résidences de loisirs. Le projet dans sa totalité est évalué à 180 ME avec une participation non négligeable des collectivités territoriales de 28,8 ME (18,8 ME pour le conseil général de l’Aisne, 10 ME pour la région Picardie). Mais pour financer la construction des cottages, Pierre & Vacances a fait appel à l’épargne des particuliers et aux investisseurs institutionnels, en proposant des formules de ventes avec loyer garanti et ristourne fiscale. Le succès a été immédiat.
Le groupe espère maintenant séduire d’autres clientèles avec cette nouvelle génération de Centre parcs. Ces derniers associent toujours, autour d’une bulle aquatique, un accès à la nature environnante, des hébergements en maisons spacieuses (avec cheminées), des loisirs multiples et la proximité d’un pays à découvrir. Ils visent aussi événements et conventions grâce à un pôle de 3 200 m2 qui comporte une salle plénière divisible de 700 m2 et une quinzaine de salles de travail. Prochaine étape : la mise en route du quatrième Center Parcs en France, dans la forêt d’Hattigny, en Lorraine, ce qui portera à 18 le nombre des sites en Europe.
Christophe Jeannest : “Répondre aux sept attentes exprimées par nos clients.”
Christophe Jeannest, le CEO de Center Parcs, est le gardien du dogme. Pas question de galvauder un concept qui connaît un succès ininterrompu depuis plus de dix ans. En revanche, il est tout à fait confiant dans cette nouvelle “formule enrichie” du savoir-faire P&V. Selon lui, celle-ci est totalement en ligne avec les attentes des clients de ce début de millénaire chaotique.
– La recherche de l’univers et du “goût” des maisons de famille.
– Un besoin de plus en plus affirmé de nature.
– L’exigence de l’authenticité et des terroirs.
– L’urgence de se retrouver en famille, de se “reconnecter” avec les proches.
– La souhait de vivre des expériences sensorielles nouvelles.
– La nécessité de ne pas se couper des autres générations mais, au contraire, de les côtoyer.
– Le désir de simplicité.
Le Center Parcs “new look” correspondrait à l’ensemble de ces critères. Pour le faire savoir, l’opérateur parie sur son site Internet qui est visité par 150 000 personnes par mois, portant à 2 millions le nombre de pages vues dans le même laps de temps. “Nous continuerons à vendre en direct en France grâce à notre brochure tirée à 1,4 million d’exemplaires”, note Christophe Jeannest. Il reconnaît toutefois que, sur le marché allemand, les produits Center Parcs sont revendus à 35 % par les TO et les agences. Il est vrai qu’en France la première expérience de vente, dans le réseau Selectour, avait tourné court. Mais avec la multiplication par deux de l’offre à l’horizon 2009, il n’exclut aucune formule de vente, y compris celle de faire appel aux agences de voyages.

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