Le groupe TUI poursuit son recentrage sur le tourisme

Une activité qui devrait représenter 85 % du CA global.
Des moyens pour une croissance externe en Europe.
Des rumeurs de rachat autour de Kuoni et du Club Med.
Comme l’ont analysé nos confrères du quotidien économique Les Échos, le groupe TUI a fait le choix stratégique de se recentrer sur le tourisme, activité qui pourrait d’ici peu compter pour 85 % dans son chiffre d’affaires global. Pour ce faire, le géant allemand a poursuivi son plan de cession de certaines activités désormais périphériques telle la logistique non maritime en se séparant de ses 67 % de la société française Algeco (vendus 320 millions d’euros). Seul le transport maritime de conteneurs et les croisières touristiques restent pour l’heure dans son portefeuille, préparant ainsi l’introduction prochaine en Bourse d’une partie de la filiale Hapag-Lloyd. TUI entend employer l’argent ainsi récolté (environ 3 milliards d’euros) au paiement d’une partie de sa dette mais conserve de quoi « saisir des opportunités dans le tourisme ». Les noms du Club Méditerranée et de Kuoni circuleraient dans les couloirs. Avec un avantage au second dont la situation financière est plus saine que celle de la marque au Trident. Mais rien n’est fait. Pour l’heure, le géant du voyage doit faire face aux multiples rumeurs de rachat nées de la confirmation de la WestLB (banque allemande principale actionnaire de TUI) de son intention de céder ses parts (31 %) et du relèvement de la participation de la banque américaine Morgan Stanley dans le groupe à 10,1 %. En effet, depuis plusieurs semaines, TUI fait l’objet de spéculations récurrentes sur une possible OPA, spéculations qui ont entraîné un envol du titre au moment où justement il est menacé d’être éjecté du Dax (indice des 30 valeurs fortes de la Bourse de Francfort). Naturellement, tout ce remue-ménage n’a pas laissé sans réaction la BaFin (bureau de surveillance boursière allemande) qui vérifie de près les dernières transactions et autres chiffres annoncés par TUI. Le groupe avait en effet contre-attaqué en annonçant successivement son entrée sur le marché russe ainsi que des chiffres positifs en Allemagne.

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