Le voyagiste a fêté ses dix ans et est toujours riche de projets

Quand certains semblent lâcher le réseau de distribution classique, d’autres à l’instar de Royal Tours font de la résistance. Et c’est donc naturellement que pour fêter ses dix ans d’existence à Paris, le spécialiste du Maroc a convié le week-end dernier à Marrakech une centaine d’agences de voyages françaises. Deux jours de festivités, de rencontres et de visites, deux jours pour saluer le maillon fort de sa commercialisation dont le travail est facilité depuis la mise en place en août dernier du site B to B. « A ce jour, 3 000 agences ont reçu leur code, indique le président du groupe Ali Chaoui Abdelali et déjà 15 % des dossiers sont traités directement. » Après une restructuration de fond débutée en 2003, le TO est sur orbite. Les ambitions sont claires : réaliser un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros, contre 29 ME en 2004, (exercice du 1er novembre 2003 au 31 octobre 2004), conclure 32 000 pax contre les 28 000 du précédent exercice. Le Maroc reste la destination phare du voyagiste avec 70 % des clients enregistrés pour une recette moyenne de 900 E. La Tunisie réalise 20 % du total avec une recette moyenne de 600 E par client. Le Sénégal, lancé en 2003, a comptabilisé 1 000 pax. Pour doper les ventes, Royal Tours vient de reconduire la campagne de pub de l’an dernier dans la presse professionnelle, « Voyage Royal, prix minimal ». Et puis certains chantiers vont être lancés comme un projet taillé sur mesure pour « libérer la mère de famille ». Les travaux de ce futur hôtel-club nouvelle génération commenceront le 15 novembre pour une livraison en 2006. Il sera implanté à 6 kilomètres de Marrakech, comportera 185 chambres de 50 m2 et disposera d’une foule d’infrastructures pour petits et grands : mini-club, ski nautique et jet-ski sur le lac mitoyen, Spa et centre de beauté… L’investissement (12 ME) est assuré par la famille Chaoui et ExcelTours, le réceptif exclusif du TO. En outre, Royal Tours s’apprête à signer un contrat de gestion – on parle même de rachat – pour un riad dans la médina de Marrakech, le voyagiste étant déjà propriétaire du Riad Monceau, idéalement situé à deux pas de la place Djemâa el-Fna. Enfin, les dix ans de Royal Tours France ont été l’occasion pour Ali Chaoui d’annoncer le nom de son successeur à la tête de Royal Tours France : au 1er janvier 2005, son fils Medhi prendra ses fonctions de directeur général à Paris. Il chapeautera onze personnes dont 9 commerciaux itinérants, chacun responsable de son secteur. Ingénieur en informatique de formation, le jeune homme de 29 ans, polyglotte (il parle 5 langues) est actuellement DG de Royal Tours en Suisse. « Aujourd’hui l’informatique représente 60 % de notre activité commerciale, son expérience dans ce domaine est fondamentale pour nous », confie Chaoui père qui, loin de se retirer, travaillera de concert avec le nouveau promu.

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