Les cartes d’identité prolongées de cinq ans entraînent la multiplication de touristes français refoulés

A la veille des départs en vacances de Pâques, le Snav alerte le quai d’Orsay et le ministère de l’intérieur sur les témoignages qu’il a reçus, de plus en plus nombreux, de touristes français, dont la carte nationale d’identité est expirée mais a été automatiquement prolongée de cinq ans depuis le 1er janvier 2014, qui ont été refoulés notamment au Maroc, en Tunisie ou en Turquie. Pour le Snav, "les autorités de ces pays n’ont manifestement pas intégré dans leurs procédures d’entrée sur le territoire la prolongation des cartes d’identité françaises de 10 à 15 ans pour toute personne majeure dont la carte a été établie entre le 2 janvier 2004 et le 31 décembre 2013". Les "personnes refoulées, voire empêchées, pour certaines d’entre elles, de monter à bord des avions dans les aéroports de départ, étaient pourtant munies, sur les conseils de leur tour-opérateur ou agent de voyages, de la fiche d’information, téléchargeable sur le site du ministère de l’intérieur, traduite dans la langue du pays d’accueil où la carte d’identité suffit comme document de voyage, expliquant cette prolongation, qui ne nécessite aucune démarche de la part des personnes concernées". Comme, rappelle le syndicat, "tous les touristes n’ont pas nécessairement un passeport, dont l’établissement représente par ailleurs un coût certain (86 euros pour une première demande), surtout pour des familles, et des délais d’attente parfois incompatibles avec l’imminence du voyage, l'organisme "demande aux autorités françaises d'informer les pays concernés de la prolongation automatique de 10 à 15 ans et surtout que des consignes très précises soient passées dans ce sens aux postes de contrôle aux frontières et dans les aéroports et gares internationaux". Le Snav recommande "également que le site Conseil aux Voyageurs du ministère de l’intérieur mentionne les risques de refoulement dont ont été malheureusement victimes de nombreux touristes français depuis le début de l’année, pays par pays". 

Vos réactions (6)

  1. je suis d’accord avec le Snav: Tourcom a informé ses adhérents en ce sens il y a plus d’un mois. Par contre, nous leurs avons fortement conseiller de convaincre leurs clients de partir avec des documents dont seules les dates écrites à l’origine sur les CNI ou passeports soient encore valides, , quitte à les refaire. La Turquie mais aussi d’autres pays européens comme la Croatie refusent toute autre pièce, même officielle. Les précisions du quai ne serviront à rien: ce n’est pas l’Etat français qui impose, mais le pays d’accueil qui dispose…

    1. En colère ,après avoir été refoulée à la frontière bosniaque, suite à un voyage en terres adriatiques, la mairie ayant refusé de me rééditer une CNI,ce que je comprends, elle ne fais que suivre les ordres, nous arrivions de La Croatie pour aller sur Mostar, il m’a fallu payer un taxi 110 euros pour être envoyer sur l’hôtel suivant et laisser le groupe.
      Très bonne initiative de prolonger les CNI,mais pas de cette façon,lorqu’elles sont arrivées à échéance, on en fait une pour 15 ans,
      j’espère qu’il y aura assez de plaintes pour que ce décret où cette loi soit révisé, les pays concernés regardent juste la date de validité et n’on rien à faire des papiers téléchargés pour justifier ce prolongement.

  2. Tôt ou tard, les voyageurs refoulés chercheront un responsable qui devra leur rembourser le coût des voyages non effectués. Cela semble logique et même équitable. Ils n’ont fait que suivre les informations qui leur ont été communiquées.

    Alors, selon l’usage, surtout si le
    voyage est un forfait, le vendeur ?

    Ce serait totalement inique, car il
    n’a fait que suivre les informations légales des autorités compétentes en ce domaine. Il en est de même en ce qui concerne l’organisateur.

    Alors qui ? Le Ministère de l’intérieur ? le quai d’Orsay ? Je gage que l’un et l’autre reporteront leur responsabilité sur les pays qui ont refoulés des consommateurs pourtant correctement informés.

    Autant dire que le vendeur sera certainement encore placé dans « l’oeil du cyclone, car il faudra bien trouver quelqu’un qui dédommage. »

    Cyniquement, les américains appellent cela la politique du « deep pocket. » Prendre l’argent là où il est le plus facile de le prendre, auprès de personnes supposées pouvoir payer. Des professionnels par exemple. La justice s’en occupera, car les consommateurs sont une espère fortement protégée (Rappelez-vous la décision à l’encontre d’Ultramarina (les otages de Jolo.)

    Nous risquons à nouveau de voyager en absurdie. Une destination à la mode…

  3. L’europe n’a pas a se plier. Pourquoi les passagers français auraient le droit de voyager avec des CNI périmées quand les autres pays doivent posséder des documents valides.
    Mais pour qui se prend-t-on?

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