Les paris gagnants de Marsans-Transtours

Production

Le TO affiche pour 2003 un CA de 140 millions d’euros pour ses deux marques.
Hormis les Baléares, toutes les destinations ont progressé en nombre de pax.
Pour 2004, le TO s’est engagé sur 109 000 sièges dont 45 000 sur la Rép. Dom.
Heureux qui comme Bruno Gallois affiche pour l’année 2003 un chiffre d’affaires de 140 ME en progression de 56 %, quand la plupart des autres TO s’estiment, eux, déjà heureux d’avoir terminé l’année avec un CA stable voire en léger recul pour certains. Qualifiée « modestement » de correcte par le DG France de Marsans-Transtours, l’année 2003 va en tout cas permettre d’annoncer mi-avril un résultat net positif en augmentation, pour un total de 114 622 clients sur les deux marques (+ 48 % pour Marsans, + 22 % pour Transtours). Quant à ceux qui pourraient dire que le multispécialiste a eu de la chance d’être sur des axes épargnés par le Sras et la guerre en Irak, Bruno Gallois répond : « Nous sommes présents sur certaines destinations depuis trop longtemps pour évoquer la chance. Par ailleurs, nous avons su prendre des risques en nous engageant à forts volumes sur l’aérien et il semblerait que nos clients aient validé nos choix. » Point de recette miracle donc pour Marsans, qui un peu sur le modèle du groupe Marmara entend verrouiller ses prestations et maîtriser son transport comme le terrestre. Sans doute persuadé de la légitimité d’un tel modèle économique – au vu de la rentabilité on le comprend –, Bruno Gallois s’est d’ailleurs engagé sur 109 000 sièges pour l’année 2004, dont 45 000 sur la République Dominicaine (44 348 pax en 2003), 11 000 sur Cuba (13 645 pax), 11 000 sur le Mexique (8 917 pax), 10 000 sur l’Espagne et les Baléares (13 490 pax), 18 000 sur la Russie (20 295 pax), 6 000 sur la Croatie (4 062 pax), 5 000 sur le Brésil (1 304 pax) et enfin 5 000 sur Prague (5 511 pax tous pays d’Europe centrale confondus). « N’oublions pas les 18 000 lits que nous avons en stock pour nos croisières fluviales », poursuit Bruno Gallois qui pour l’hiver prochain entend affréter un bateau dans les Caraïbes. En attendant, Marsans-Transtours promet de rester compétitif au niveau prix car « être spécialiste et faire du volume, c’est forcément produire moins cher », conclut le DG qui pour 2004 voit une progression limitée à un CA de 170 M d’euros. A voir !

Publié par La Rédaction
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