Look segmente son offre en 4 types de produits

Production

Le TO crée 10 « circuits découverte » (Grèce, Cuba…).
Il multiplie le « tout inclus » en long et moyen-courrier.
Les Lookéa assurent la rentabilité ; 5 Lookéco de plus.
La concentration de l’offre peut rimer avec diversification. C’est cet étrange paradoxe qu’arrive à réaliser Look Voyages dans sa brochure estivale 2004, tout juste publiée à 600 000 exemplaires. « Nous avons décidé en interne de recentrer nos risques charter sur une douzaine de destinations, explique Jean-Marc Batta, DG de Look. Mais pour les clients, le nombre de destinations reste le même, soit 38. » Surtout, le voyagiste segmente désormais davantage sa production avec pas moins de quatre types d’offres : les « historiques » Lookéa (15 en 2004 contre 16 l’an dernier), les prometteurs Lookéco qui assurent déjà 10 % des ventes, les nouveaux « Circuits découverte » et la série des « Tout compris ». Les Lookéa marquent le pas, en termes d’ouverture, mais « ont été les produits les plus rentables en 2003 », assure le DG. Leur développement ne se poursuivra pas avant 2005, avec pas moins de 14 projets. Cette pause se fait au profit des Lookéco. Six nouveaux établissements ouvrent à la Réunion, Chypre, Tenerife, Majorque, en Croatie et Turquie, de catégorie 2 étoiles + ou 3 étoiles. A ces produits, s’ajoute une nouvelle segmentation des circuits et des séjours. Cette année, le TO introduit 10 circuits et une croisière sur le Nil. Sous cette bannière, sont réunis l’Andalousie, la Crète, Cuba, la Grèce, le Maroc, la Tunisie, le Mexique, le Sénégal, la Sicile et la Turquie. Enfin, Look propose cet été 27 formules « tout inclus » aussi bien dans les destinations long-courriers que moyen-courriers. La brochure précise ce qui est exactement inclus, car des différences existent. Malgré des résultats déficitaires (voir encadré), le TO ouvre deux destinations supplémentaires, la Croatie, que le voyagiste vend en Lookéco, séjour tout compris, croisière et circuit classique et Chypre commercialisée sous forme de Lookéco, circuit découverte et autotour. A terme, le tour operating devrait représenter 70 % du total des ventes de Look. Aujourd’hui, 50 % des ventes sont assurées par les vols secs.
Résultats de 2003 : Look remonte lentement la pente
Le bilan de Look reflète une année difficile, mais encourageante. Certes le TO affiche une baisse de 19,5 % de son chiffre d’affaires à 235 ME en 2003 contre 292 ME en 2002 mais la perte sur l’exercice est de 1,3 ME (5,2 ME en 2002). Ces résultats s’expliquent selon le DG de Look par une baisse importante des ventes de vols secs dans un environnement économique et international défavorable. De plus, le trafic sur les Dom-Tom n’est pas satisfaisant, compte tenu de « la guerre des prix à laquelle se livrent les 3 compagnies desservant ces axes, Air France, Corsair et Air Caraïbes », note Jean-Marc Batta. En revanche, la rentabilité est liée à l’activité TO, particulièrement aux Lookéa. Malgré tout, le nombre de passagers a chuté de 22,3 % en un an passant de 550 000 en 2002 à 431 000 en 2003. « L’objectif de 2004 est de réduire les pertes de 50 %, afin d’espérer un retour à l’équilibre en octobre 2005 », a déclaré le DG. Le groupe canadien Transat qui détient Look devrait engager une seconde recapitalisation en mai ou juin « afin de mettre Look totalement à l’aise en terme de trésorerie, qu’elle a déjà bonne », selon le DG. Cette opération financière vient après une première recapitalisation de 10 ME en septembre 2003.
« Nous utilisons Star Airlines pour 80 % de nos vols charter »
« Nous indiquons désormais à chaque prise de résa le nom de la compagnie aérienne utilisée », précise Jean-Marc Batta, DG du TO. Le souvenir du crash du Boeing de Flash Airlines a modifié les comportements chez Look. Outre la révision des stratégies de crise, le tour-opérateur insiste désormais sur la transparence, qui fait d’ailleurs partie de ses engagements commerciaux depuis deux ans. « Nous pouvons, si on nous le demande, indiquer le nom du transporteur, car nous utilisons Star Airlines pour 80 % de nos besoins. Le reste est assuré par des avions chartérisés des compagnies régulières comme Tunisair et la RAM. Pour la Turquie ou l’Egypte, nous pourrions mettre des compagnies charter françaises, mais outre un prix plus élevé, y aurait-il vraiment un intérêt pour le client ? », interroge Jean-Marc Batta.

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