Moscou, une ville idéale à proposer à vos clients pour des courts séjours

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Si on demande à quelqu’un de citer une destination touristique en Russie, il y a de fortes chances, tricentenaire oblige, que ce soit Saint-Pétersbourg. Pourtant, à côté de la ville musée, il existe une autre cité, à ne rater sous aucun prétexte : Moscou. Ville capitale, en constant mouvement, elle est à seulement 3 h 30 de vol de Paris.
Les clients sont toujours à la recherche de nouvelles destinations. Et ce n’est pas la consommation de plus en plus fractionnée du temps de vacances qui viendra contredire cette tendance. D’où l’intérêt pour les professionnels de susciter des envies chez leurs clients, en proposant des destinations de courts et moyens séjours originales. C’est exactement dans cette catégorie qu’entre Moscou. Si elle a, encore aujourd’hui, une image de ville « d’affaires », la capitale russe dispose tout de même de nombreux atouts pour la clientèle touristique. D’abord, Moscou n’est situé qu’à 3 h 30 de vol de Paris et le décalage horaire avec la France n’est que de 2 heures. Ensuite, côté infrastructures, ce sont environ 20 000 lits marchands de toutes catégories (dont quasiment toutes les grandes chaînes hôtelières internationales) que l’on trouve dans la capitale russe. Y compris, et cela peut séduire certains clients, des établissements au caractère franchement… soviétique. Comme l’explique Raoul Debest, directeur commercial d’Inexco, réceptif russe travaillant énormément sur le marché français, « la fréquentation de la Russie par la clientèle française augmente de 20 % par an et il est dommage que Moscou n’en profite pas plus ». Il est vrai qu’actuellement, la fréquentation touristique de Moscou est essentiellement liée aux croisières entre la capitale et Saint-Pétersbourg (qui connaissent une croissance de 25 % à 30 % par an). C’est d’ailleurs peut-être à cause de la concurrence de Saint-Pétersbourg – pendant les célébrations du tricentenaire de la ville, le taux d’occupation des hôtels est monté à 97 % entre mai et septembre derniers –, que les touristes sont si peu nombreux à se rendre à Moscou. Pour Raoul Debest, c’est une évidence : « Sans décrier Saint-Pétersbourg, qui est une véritable ville musée, il faudrait que le grand public aille au-delà de la mauvaise réputation de Moscou. » Il est vrai que certaines peurs, liées par exemple à la criminalité ou aux embouteillages, pèsent encore sur la perception de la ville par les touristes. Reste que la ville est vraiment dépaysante, et que les TO finiront peut-être par la programmer un peu plus. D’autant que le code-share mis en place entre Air France et Aeroflot permet, plus facilement, de réaliser des séjours du vendredi au dimanche ou du jeudi au dimanche (soit au moins 2 jours pleins sur place). Enfin, Moscou, comme toutes les grandes capitales modernes, dispose de nombreux atouts – à l’exception notable d’un palais des congrès, mais ce fâcheux « oubli » devrait bientôt être comblé – pour la clientèle incentive. Il est vrai que le riche passé de la ville et certains délires des anciens « locataires » du Kremlin (quels qu’ils soient), ont laissé à Moscou de nombreux lieux chargés d’histoire. Citons pêle-mêle, le Kremlin et la place Rouge, le musée Pouchkine (au moins aussi intéressant que le célèbre Ermitage de Saint-Pétersbourg), la tristement célèbre place Dzerjinski (siège du non moins tristement célèbre KGB), le Bolchoï, le Goum (ancien magasin d’État sur la place Rouge), le marché Izmailovo, le métro (et ses stations fabuleusement décorées dans le plus pur style soviétique) et les nombreuses églises et basiliques qui parsèment la ville.
Le métro, un véritable musée sous la terre
Avec 10 lignes en rayon et une ligne circulaire, le métro est certainement l’un des moyens de transport le plus rapide de Moscou. Il fonctionne entre 5 h 30 et 1 h du matin. Les stations sont reconnaissables à leur signe « M » – ce qui ne dépaysera pas les Parisiens. Chaque station est équipée d’un poste de police, d’un poste de premiers secours et de téléphones publics. Les titres magnétiques de transport s’achètent aux caisses placées à l’entrée de chaque station. Le chantier a commencé au début des années 1930. Ses stations sont réputées pour leur luxueuse décoration de marbre, leurs mosaïques et leurs magnifiques fresques. Parmi les plus belles, on peut voir celles de Komsomolskaya, Kievskaya, Novoslobodskaya et Ploshchad Revolutsii. Mais il faut absolument passer par Mayakovskaya, considérée à juste titre comme le chef-d’œuvre du métro moscovite. La station a été construite sur la première et la plus ancienne ligne et a été ouverte en 1938. Sa décoration intérieure a connu un grand retentissement lors de l’Exposition internationale de New York. Deux marbres différents, la rodonite et la diorite, ont servi à la décoration des murs et des colonnes. La voûte de l’allée centrale est décorée de 33 mosaïques exécutées d’après les dessins du grand artiste russe Alexandre Deineka. Les mosaïques sont thématiques : « un jour dans le ciel soviétique »… Il y a beaucoup d’autres stations de métro susceptibles d’intéresser les touristes. Par exemple, la station Ploshchad Revolyutsii (« Place de la révolution »), dont les statues de bronze du hall central montrent le chemin vers la sortie, le centre de la ville et la place Rouge.
Moscou selon un spécialiste, le PDG de Transtours
Pour Bruno Gallois, PDG de Marsans/Transtours, donc, spécialiste de la Russie, le potentiel de la destination est encore énorme. Il précise : « Vu l’évolution du pays en général, on peut se dire que la capitale russe dispose d’un beau potentiel. » Pour lui, « même si Transtours propose des séjours à partir de la formule en 3 jours/ 2 nuits, l’idéal reste d’y passer au moins 4 ou 5 jours. » Et d’ajouter : « C’est une vraie capitale, une ville vraiment festive, en constante évolution. » Evolution du point de vue des infrastructures hôtelières comme des activités culturelles et artistiques. Le patron de Transtours met toutefois les vendeurs en garde sur un aspect administratif : « Le gros inconvénient de la destination est lié au temps d’obtention des visas, à moins de 15 jours ça peut devenir compliqué… » Voire embêtant quand on sait que les achats de courts ou moyens séjours sont souvent le fruit d’une impulsion.

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