René-Marc Chikli, président du Seto : « les clients vont finir par retrouver le chemin de l’Afrique du Nord »

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A l’occasion du forum du Seto qui s’est déroulé la semaine dernière à Deauville, René-Marc Chikli, président du Seto, a présenté aux journalistes présents le bilan et les perspectives du syndicat. Il s’est prêté au jeu des questions-réponses.

 

La difficulté de trouver des stocks et la directive des voyages à forfait font partie des principales préoccupations des membres du Seto. En 2015-2016, les tour-opérateurs ont généré un chiffre d’affaires en baisse de 2 %. Est-ce un résultat décevant ?

Le résultat aurait été positif si nous n’avions pas été victimes d’un défaut de stock au mois d’août dans les destinations d’Europe du Sud. La demande a été supérieure à l’offre et il faut qu’en août prochain on puisse retrouver des capacités. Il est vrai qu’il est difficile pour les tour-opérateurs de se recentrer sur un marché où il n’a pas d’historique. On constate déjà que les clients réservent plus tôt pour ne pas connaître de frustrations. Par ailleurs, la République Tchèque ou la Bulgarie ne sont pas des destinations «sexy» et n’offrent pas le confort et le service que les clients ont pu connaître en Tunisie ou en Egypte. Même le Portugal et la Grèce sont un degré en dessous. Je suis persuadé que les clients vont finir par retrouver le chemin de l’Afrique du Nord.

 

La nouvelle directive des voyages à forfait, très tournée vers le consommateur, peut-elle être une opportunité pour les tour-opérateurs ?

A Bruxelles, ils ont lancé une bombe, et chez Google on a probablement ouvert le Champagne dans la foulée. Nous, TO, répondons avec le projet Vatol qui met en avant la valeur ajoutée de nos entreprises. Il doit permettre d’attirer de nouveaux clients qui ne savent pas tout ce que l’on offre. Pourquoi aussi ne pas changer le nom « tour-opérateur » qui sonne un peu comme « garagiste ». Le chantier dure depuis 18 mois et il avance bien. Nous avons eu des discussions constructives entre nous lors de ce Forum. Il va falloir que l’on travaille avec des assureurs pour donner de la flexibilité, négocier avec des prestataires pour mettre en place de nouvelles règles. A l’été 2017, nous lancer un label sur les clubs. Vatol est un projet ambitieux.

 

Où en est le projet de la confédération ?

Nous avons eu des accords avec tous les secteurs comme les hôteliers (Umih) ou les transporteurs (FNTV) ou encore les loueurs de voiture. Il nous manque la Fédération nationale de l’aviation marchande (Fnam) et je ne m’explique pas ce refus. Je leur lance un appel sérieux : le financement et la construction de CDG Express nous concerne tous. A quoi cela sert qu’un ministre reçoive cinq lettres ? Un courrier et une seule signature seraient bien plus efficaces.

 

La hausse des prix du carburant vous inquiète t- elle ?

C’est un « vrai-faux » problème. Ce dont nous avons besoin, c’est d’obtenir des prix fixes à la réservation. Il s’agit là d’une grande discussion que nous devons mener avec nos fournisseurs.

Publié par Laurent Guéna

Rédacteur en chef adjoint - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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