Républic Tours est pris dans la tourmente

Production

De gros soucis de trésorerie perturbe l’activité du TO.
Les réservations été sont pour l’instant en attente.
Une solution pourrait bien être trouvée cette semaine.
La nouvelle ne surprend personne. Républic Tours est bien en proie à d’importantes difficultés financières. Pour Pierre Schreiber DGA, « les problèmes de trésorerie actuels sont liés à l’exercice passé qui n’a pas été évident, mais aussi à une passation de pouvoir délicate entre les anciens gérants et l’actuel actionnaire. » Même si l’on ne peut aujourd’hui encore prononcer officiellement les mots « dépôt de bilan », il semblerait que l’issue de cette affaire s’en rapprocherait. « On ne peut rien dire pour l’instant. Daniel Barlotti, PDG de la Holding Chambord Investissements (et donc propriétaire de Skyways la société qui regroupe les marques Républic Tours et MVM), pilote actuellement des négociations avec plusieurs investisseurs « fortement intéressés par une poursuite ou une reprise de l’activité ». Des discussions sont en cours, une solution pourrait être trouvée cette semaine. En attendant, si MVM qui n’est pas directement concerné par les soucis de Républic Tours continue de vendre des séjours haut de gamme dans les îles, son cousin, historiquement spécialiste de la Tunisie, suspendait vendredi dernier toutes les réservations afin de mieux gérer la crise. Pierre Schreiber ajoute : « à titre conservatoire, nous avons annulé les départs prévus du week-end dernier, mais nous maintenons pour l’instant les réservations engagées pour des départs éloignés. » Ce dernier nous certifie cependant que les clients actuellement à l’étranger sont assurés de rentrer. Ce besoin vital de recapitalisation qui se fait attendre plante avant tout les fournisseurs (réceptifs, hôteliers…). Les salaires des 40 employés tout comme les BSP sont « réglés et même protégés ». Doit-on penser au pire ? « Non. Je crois sincèrement à des repreneurs potentiels. Il leur faut juste un peu de temps pour se mettre d’accord » conclut ce dernier qui logiquement préfèrerait ne pas imaginer le pire… C’est-à-dire éviter la liquidation judiciaire. Interrogée, l’APS rappelle ne pas pouvoir intervenir tant que le dépôt de bilan n’est pas prononcé officiellement. En 2003, Skyways affichait un bilan de 18 M d’euros contre 22,5 M en 2002 et perdait ainsi 20 % de son CA.
Richard Vainopoulos, président du réseau Tourcom
L’équipe dirigeante qui a succédé à Lassad Ennaifer n’a pas su remettre d’aplomb cette société que je savais fragile. Je suis donc à moitié surpris par sa cessation d’activité, comme mes adhérents d’ailleurs qui avaient volontairement limiter leurs ventes. Concernant, les éventuels problèmes de remboursement, nous sommes protégés par notre centrale de paiement. La somme de 50 000 euros -qui devait revenir à Republic Tours en règlement des départs du mois dernier- aujourd’hui bloquée servira à indemniser les clients qui ont eu à payer deux fois les prestations. Mais aussi ceux qui ont racheté un produit plus cher à qui nous payons la différence. Et bien sûr ceux dont le voyage a été annulé.
Jean-Pierre Mas, président du réseau Afat Voyages
Avant tout je tiens à rassurer mes adhérents en leur disant que le réseau prendra en charge toutes les indemnités. Nous devions régler Republic Tours le 17 mars prochain et ne le ferons pas. Les sommes serviront notamment à rembourser certaines agences dont les groupes avaient versé des acomptes. Cette défaillance démontre bien qu’un TO de petite taille qui n’a pas de valeur ajoutée ne peut pas vivre longtemps.

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