Républic Tours renaît et devient Républictours.com

La production qui sera présentée à Top Résa sera vendue uniquement en B to B.
Le tour-opérateur se veut généraliste mais insistera surtout sur l’Egypte.
C’est une filiale du groupe égyptien UTI, qui veut s’implanter en Europe.
Républic Tours revient à la vie. Le TO créé en 1956 et mis en liquidation en mars dernier renaît de ses cendres sous le nom quelque peu modifié de Républictours.com. Un nom qui en dit long, puisque le nouveau tour-opérateur ne sera distribué que par Internet, en vente business to business uniquement. Il n’y aura donc pas de brochure « mais des fiches destinations, parfois assorties de promotions », assure Jean-Marie Foucher, nouveau directeur général du voyagiste et ancien DG du tour operating de NF. « Ce système permettra de faire tourner rapidement les produits et d’être plus réactif sur le marché. » Reste à connaître cette production qui doit être officiellement présentée en détail à Top Résa et, surtout, après l’obtention d’une licence professionnelle. Mais Jean-Marie Foucher, assisté des deux présidents du groupe égyptien propriétaire de Républictours.com (voir ci-contre), ont dessiné les contours de la future offre du TO. « Nous avons vocation à être généralistes », assurent-ils. Leurs points forts seraient, comme l’ancienne marque, « la Tunisie et les grandes villes européennes en courts séjours et week-ends en B&B ou palaces », auxquels s’ajoutent désormais, dans un segment haut de gamme mais « pas forcément au prix élevé », le Maroc, l’arc antillais et surtout l’Egypte. Les investisseurs de ce pays ont en effet décidé de racheter la marque fin avril pour « reprendre son destin touristique en main », selon Raouf Boutros Ghali, à l’origine du projet de reprise de Républictours. Une reprise sans le personnel de l’ancienne structure, ni le fichier clients.
UTI veut prendre pied en Europe pour mieux contrôler le marché
Republictours.com est une filiale de United Tour operators, International (UTI), un groupe égyptien dirigé par Samir Halawa et Raouf Boutros Ghali, et dont le capital est constitué par Egypt Air, des banques et des compagnies d’assurances. Ce groupe a décidé de s’implanter en Europe pour ne pas que les « TO [étrangers aient] toute latitude pour dicter leur loi [en Egypte]. C’est un danger pour l’Egypte, qui dépend totalement de [ces] TO ». En conséquence, le groupe veut implanter en Europe ses propres structures pour mieux contrôler le marché. Il est déjà présent en Allemagne et Italie, maintenant en France et bientôt en Angleterre, Scandinavie, Espagne et Grèce.

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