Thierry Miremont, cinquième patron de Fram : « il n’y aura pas de numéro six ! »

"Je suis le cinquième patron de Fram en un an et demi, et il n'y aura pas de numéro six !" a déclaré Thierry Miremont, président du directoire de Fram, lors d'une présentation à la presse mardi de son projet pour redresser l'entreprise.Derrière cette déclaration, Thierry Miremont, "en poste depuis 86 jours", explique qu'il a "les moyens d'action que n'ont pas eu ses prédécesseurs", avec notamment un "alignement des actionnaires" "derrière moi", ce qui est "essentiel pour la survie du groupe", ainsi que la "mise en vente de tous nos actifs immobiliers" pour financer les pertes. Il se veut extrêmement positif, volontariste, et martèle à l'envi : "Aujourd'hui, Fram est là !". Histoire de rappeler que le TO "est tellement gros" sur le marché du tourisme en France, que même les pouvoirs publics "sont obligés d'être à nos côtés pour éviter sa chute". Car "si Fram tombe, tout le monde s'écroule par un effet de dominos". Donc, Fram n'a pas d'autre choix que d'être redressé. Pour y parvenir, Thierry Miremont, table sur "les atouts incroyables" de cet "acteur historique". En premier lieu la marque Fram, le "TF1 ou le RTL du tourisme", mais aussi un "niveau de satisfaction élevé de la clientèle", un "produit phare (les Framissima)", et un groupe "reconnu sur son marché". Côté faiblesses, "Fram est un super tanker qui a besoin de 3 kilomètres pour tourner" et qui propose une "offre non distinctive sur un marché pléthorique". Nulle surprise donc si l'activité n'a toujours pas redémarré. Au 31 juillet, le chiffre d'affaires TO était en retard de 10% (-15% pour Fram et +23% pour Plein Vent). Seule bonne nouvelle : "les marges (marges brutes après commissions) ont augmenté… Et c'est grâce à l'action entreprise par mon prédécesseur il y a un an". En 2013, "nous avons déjà optimisé notre offre aérienne" explique t-il encore et "réduit les destinations de 330 à 250 sites". Pour l'avenir, Thierry Miremont a présenté son business plan aux actionnaires. Il veut devenir "le premium du mid market", c'est-à-dire "un Jet tours d'hier, et surtout pas un Marmara d'aujourd'hui". Il pense qu'il y a "une place à prendre", notamment "avec tous ceux qui ne peuvent plus se payer le Club Med". Tout ceci va passer par un recentrage des marques autour de Plein Vent, TO avec une offre simple d'entrée de gamme, de Framissima, les clubs 3 et 4 étoiles, et de MyFram, une nouveauté qui proposera du circuit sur mesure et du séjour a la carte. Exit donc les Clubs Olé et les Framéco. Par ailleurs, Thierry Miremont entend revoir entièrement son système de réservation obsolète, et surtout l'aérien, "un énorme point noir". Il veut s'appuyer sur des acteurs plus fiables comme Air France ou Transavia "avec des prix peut-être un peu plus élevés mais une vraie garantie". Reste la distribution. Il a besoin "de tout le monde et d'Internet". Actuellement, Fram est redistribué par tous les réseaux et dispose également de 51 agences en propre et de 160 Ambassades. "Pour améliorer notre maillage national, nous devrons nous débarrasser d'une dizaine de points de ventes et les remplacer par d'autres" mieux placés. Quant aux commissions, Thierry Miremont indique que c'est son deuxième poste de dépense après l'aérien. Il envisage donc baisser la commission fixe et mettre en place une commission variable sur les ventes. Il évoque même le passage à la commission zéro à laquelle on arrivera "inévitablement !".

Vos réactions

  1. bref le meme constat que les autres TO !On fait comment pour exister !Et la ressortent les grandes idees on va faire du Premium , on va revoir l aerien ,les agences coutent trop cheres !Tous les TO doivent faire appel aux memes consultants ou audit !!

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