Thomas Cook laisse une ardoise de 200 M€ en Espagne

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Le Cook's Club Palma Beach a ouvert à Majorque en juin 2019. C'est à la fois l'un des derniers concepts hôteliers du groupe Thomas Cook et une de ses récentes ouvertures en Espagne.

Thomas Cook compte une cinquantaine d’hôtels en Espagne en propriété ou en mandat de gestion. Le groupe y a accueilli près de 3,6 millions de touristes l’an dernier. Autant dire que la faillite du TO porte un coup dur à l’industrie touristique espagnole, tout particulièrement dans les îles Canaries et Baléares, principales destinations ibériques de la clientèle de Thomas Cook (avec 29 établissements hôteliers dans les Baléares et une vingtaine aux Canaries).

 

Selon Juan Molas, président de la confédération hôtelière espagnole Cehat, la disparition de Thomas Cook entraînera une perte de plus de 200 M€ pour l’ensemble du secteur touristique espagnol. À court terme, c’est à dire au cours des quinze prochains jours, Thomas Cook et sa compagnie aérienne Thomas Cook Scandinavia ont suspendu 525 opérations en provenance ou à destination d’Espagne, indique le ministère espagnol des Transports. Ce qui concerne quelque 114.000 personnes en transit. En concertation avec les autorités britanniques, le ministère a d’ailleurs mis en œuvre un plan de rapatriement des touristes privés de vols retour. Près de 30.000 clients sont ainsi contraints de prolonger leur séjour dans les îles Canaries, et 15.000 autres dans les Baléares. Ce sont au total 46 vols qui ont été annulés dans toute l’Espagne dès le lendemain du dépôt de bilan de Thomas Cook, pour la grande majorité à destination de Grande Bretagne, mais également vers la Belgique et les Pays bas.

De leur côté, les professionnels espagnols réfléchissement déjà aux moyens de sortir de l’ornière, à instar de Marti Sarrate, président de l’Acave, principale association nationale d’agences de voyages : « La disparition de Thomas Cook laisse un vide important, d’autant que les touristes britanniques représentent près de 20% de notre clientèle ; mais nous savons aussi que d’autres gros opérateurs vont se positionner pour récupérer ces parts de marché ».

TUI est aujourd’hui l’un des TO les mieux placés parmi ces candidats. De cette réaction dépend aussi l’avenir des filiales aériennes allemande et espagnole de Thomas Cook, Condor et Thomas Cook Airlines Balearics, qui restent pour l’instant en activité.

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