Tourisme durable : le Seto présente un calculateur d’empreinte carbone à Top Resa

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L’asoociation des tour-opérateurs français a organisé une conférence Seto XChange durant le salon. Salaun et Transat France ont présenté leurs expériences. L’enjeu pour les acteurs du tourisme européen pourrait se situer entre labels et calculateur d’empreinte carbone.Le tourisme durable, ça se mérite ! On savait la démarche souvent difficile à mettre en place, la réflexion sur le sujet aussi. C’est vendredi après-midi à 15h sur le salon IFTM Top Resa que la conférence Seto XChange sur le tourisme durable et responsable était programmée. Devant un auditoire restreint mais intéressé, l’association des tour-opérateurs français a donné la parole à deux TO, Transat France et Salaün Holidays, engagés chacun dans une démarche différente et à deux labels, Travelife et ATR. Il a aussi présenté un outil de calcul d’empreinte carbone.

Carmacal, c’est son nom (voir vidéo ci-dessous), pourrait être utilisé par des tour-opérateurs ou des agents de voyages, voire les voyageurs eux-même. Ce calculateur d’empreinte carbone a été mis au point par une entreprise néerlandaise. On peut évaluer ce que le voyageur va « utiliser » comme carbone en fonction de différents critères: le mode de transport, la compagnie aérienne, le lieu choisi, le nombre de personnes, etc. Et éventuellement adapter le trajet, les excursions choisies… Le Seto aimerait voir aboutir une action concertée sur le tourisme durable au niveau européen via l’Ectaa.

Une nécessité et un choix
Le tourisme responsable est un « sujet qui s’impose à la profession » comme le soulignait en préambule Jurgen Bachman, vice-président du Seto. Après tout, l’avenir du métier de voyagiste est intimement lié à l’état dans lequel se trouvent les pays et régions où sont envoyés les voyageurs. Sans oublier les conditions de vie de la population locale. Tous les tour-opérateurs intègrent dans leurs programmes des découvertes des pays au contact des habitants.

Quelques opérateurs s’y sont déjà engagés. Soit parce que ce sont de « grands groupes internationaux cotés en Bourse » (Thomas Cook, TUI, Transat, Club Med) qui se doivent de produire un bilan environnemental. Soit parce que ce sont les dirigeants qui « avec leur coeur et leurs tripes » se sentent concernés. « Des hommes et des femmes qui ont une vision du voyage moins technique et plus axée sur l’humain » précise Jurgen Bachman.

Des TO français impliqués
A l’échelle du tour operating français, l’expérience peut être ponctuelle comme Salaün Holidays avec des communautés locales au Vietnam ou au Pérou. Elle peut aussi être plus globale, à l’instar de Transat France qui vient de décrocher le niveau « certifié »  du label Travelife trois ans après s’y être engagé.

Là, depuis la climatisation des bureaux du siège jusqu’au soutien d’écoles ou à la replantation d’arbres (bois de chauffage, de construction, fruitiers) à Haïti en passant par un accompagnement des hôteliers partenaires, la démarche se veut environnementale et sociétale. « Faire que 300.000 clients deviennent 300.000 ambassadeurs de valeurs », résume Dolorès Merino-Cebrian.

Vers une simplification?
Pour les TO dits « d’aventure », axés randonnée essentiellement, l’engagement a commencé il y a 20 ans avec la Charte éthique du voyageur. Puis est née en 2004, l’association ATR. Aujourd’hui elle compte une vingtaine de membres. Pourquoi ne pas se fondre dans la certification Travelife qui a été conçue avec son référentiel en 500 points pour les opérateurs de tourisme ? ‘C’est un peu comme la petite fleur d’Ecocert et le logo AB pour les produits bio, explique Julien Buot d’ATR. Les deux sont possibles.’ Certes, mais une seule marque serait peut-être plus facile à identifer pour le voyageur…

En attendant, la COP22 va ouvrir ses portes au Maroc le 7 novembre. Un an après la COP21 à Paris, les pays semblent davantage concernés. On entend plus d’Etats s’exprimer davantage sur les questions environnementales. Bref, c’est le moment de se saisir du sujet: 2017 est déclarée « Année du Tourisme Durable »…

 

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Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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