TUI-Transat : le CCE se prépare pour le 21 février

TUI Transat

Après la réunion du 26 janvier, le Comité central d’entreprise (CCE) est en place au sein de la nouvelle entité TUI/ Transat-Look.

Sans surprise, après le désaveu juridique du CE de Transat du 12 janvier, le CCE est constitué de 8 élus TUI (4 titulaires et 4 suppléants) et 6 élus Transat (3 titulaires et 3 suppléants). Lazare Razkallah (CGT TUI) en est le secrétaire et Erika Fraichette (Usapie Transat), la secrétaire adjointe.

 

Quel sera l’organigramme cible?

Tous, salariés comme représentants du personnel, attendent désormais la réunion du 21 février. Ce jour-là, la direction devrait donner aux élus l’organigramme cible et le nombre de postes concernés par service dans le cadre du Plan de départs volontaires. Chez Transat, selon nos sources, l’inquiétude est palpable tant les départs se succèdent déjà. D’ailleurs, les salariés sont invités à recourir à la cellule psychologique mise en place avec les accords RPS (risques psychosociaux) au sein de Transat.

 

« Après le 21 février, nous allons pouvoir organiser des groupes de travail entre représentants du personnel et salariés afin de mieux cerner les situations dans les services » explique Lazare Razkallah. Le secrétaire du CCE précise qu’ils auront l’aide du cabinet d’expert, a priori Apex, qui doit être désigné lors de la réunion du 9 février. Un cabinet d’avocat devrait également être nommé.

 

Pour pouvoir travailler en parallèle des comités d’intégration mis sur pied par la direction, les élus du CCE vont pouvoir aller librement à la rencontre des salariés de l’une et l’autre entreprise. En espérant qu’il y ait, à l’issue des consultations, prise en compte du rapport du CCE pour le plan de départs volontaires (PDV). Sinon, cela signifierait qu’il ne s’agit que d’un « plan social ».

 

Quel budget et quelles conditions ?

« Nous attendons de la direction qu’elle nous présente le 9 février la méthodologie du projet One » explique Lazare Razkallah. Pour ce qui concerne la mission du CCE, le représentant syndical se fixe deux objectifs de travail :

– des indemnités décentes et un congé de reclassement de qualité pour ceux qui devront partir,

– un véritable avenir au sein du nouveau groupe pour ceux qui resteront.

 

Le projet One a été annoncé par TUI comme « ambitieux et offensif » rappelle le secrétaire du CCE. Aux 60 M€ déboursés pour acquérir Transat France, il doit nécessairement y avoir « autant voire plus pour mener à bien ce projet » veut croire Lazare Razkallah.

 

Le 21 février, la direction doit annoncer aussi deux autres sujets aux élus du CCE. Si la fusion de Transat au sein de TUI ne fait guère de doute, le déménagement est un autre enjeu. La réunion sur un même site -le siège de TUI à Levallois est-il toujours d’actualité?- doit survenir en novembre, deux mois après les premiers départs du PDV selon le calendrier initial.

Publié par Myriam Abergel

Journaliste – Le Quotidien du Tourisme

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