Vente de Transat France : « aucune négociation n’a été amorcée »

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Le 12 janvier Transat avait annoncé avoir mis en place un processus visant à vendre ses actifs détenus à l’extérieur du Canada, soit ses opérations de voyagiste en France et en Grèce.Transat annonce à l'occasion de la publication des ses résultats trimestriels que "pour le moment, bien que le dossier progresse et que plusieurs parties aient montré un intérêt, aucune négociation n’a été amorcée et il n’y a aucune assurance qu’une transaction en résulterait". Le groupe précise que si cette transaction se réalise, "elle n’aura aucun impact sur le programme transatlantique, les opérations et le développement d’Air Transat en France ou en Europe".

Le groupe indique également que sur le marché transatlantique où la capacité de Transat est supérieure de 18 % à celle déployée l’hiver dernier, 72% de cette capacité est vendue. Par rapport à l'an passé, les coefficients d’occupation sont inférieurs de 1,2 %, et les prix de vente sont inférieurs de 4,7%. En revanche, en France, où l’hiver représente la basse saison, par rapport à l’an passé à la même date, les réservations sont supérieures de 10% et les prix de vente sont supérieurs de 2%. Compte tenu de la baisse rapide et récente du dollar canadien, des craintes des consommateurs à l’égard du Zika et d’une menace de grève des pilotes chez Air Transat, maintenant écartée, Transat prévoit que les résultats du deuxième trimestre pourraient être inférieurs à ceux du trimestre correspondant de l’hiver dernier.
 
Quant à l’été 2016, il est encore tôt pour tirer des conclusions. À ce jour, 30% des sièges sont vendus. En comparaison avec l’été 2015, qui fut le deuxième meilleur été de l’histoire de Transat, la capacité du groupe sur le marché transatlantique est supérieure de 8%. Les taux d’occupation sont inférieurs de 2,2%. Les prix sont en baisse de 2,5%, mais les charges opérationnelles seront en baisse de 4,6% si le dollar et le coût du carburant demeurent au niveau actuel.
 
Notons enfin que Transat a enregistré 846,9 millions de dollars canadiens (576 millions d'euros) de recettes pour le trimestre terminé le 31 janvier 2016, par rapport à 788,6 millions (536 millions d'euros en 2015, en hausse de  7,4%). En revanche le groupe affiche une perte d’exploitation ajustée de 40,6 millions (27 millions d'euros), par rapport à 35,8 millions en 2015. "L'entreprise est nettement plus performante qu’elle ne l’était, a déclaré Jean-Marc Eustache, président de Transat, "mais les effets de nos initiatives sont masqués par la chute du dollar canadien. Au premier trimestre, l’augmentation nette des coûts liés aux forfaits Sud a été de 24 millions et le consommateur n’en a absorbé qu’une partie. Le dollar, le virus Zika, une menace de grève de nos pilotes, maintenant écartée, un ralentissement de l’économie et un hiver plutôt clément ont rendu l’hiver actuel exigeant".

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