Commission zéro : les simulations du Snav

3 types d’agence ont été étudiés par Robert Darfeuille.
Il traduit en pourcentages leur future rémunération.
Une éventuelle « fuite » de clientèle pas prise en compte.
Robert Darfeuille, le président de la commission Air du Snav, a profité de la journée d’information organisée jeudi 8 juillet par le syndicat pour présenter aux adhérents un certain nombre de simulations relatives aux effets de la fin des commissions sur l’activité des agences. Des simulations, données à titre indicatif, puisqu’elles donnent l’équivalent en pourcentage de ce que les agences gagneront avec le nouveau système de rémunération. Ce qui permet d’effectuer la comparaison avec ce qu’elles gagnent aujourd’hui avec les commissions. Attention, ces simulations ne tiennent pas compte d’une éventuelle modification de la structure du chiffre d’affaires des agences, due par exemple à une « fuite » de la clientèle vers les ventes en ligne.
Premier exemple. Une agence « tourisme », réalisant 1,5 ME de chiffre d’affaires, dont la majorité en basse contribution (il s’agit de classes de réservation, avec ou sans contraintes, et non de classes de service) sur la métropole, est rémunérée selon Robert Darfeuille 6,7 %, en moyenne. D’après lui, elle touchera, en 2005, l’équivalent de 8,06 % (avec la rémunération annuelle et le plan d’accompagnement). En 2006, alors que le plan d’accompagnement n’existera plus, la rémunération moyenne de l’agence tomberait à 7,37 %.
Deuxième exemple. Une agence « affaires », réalisant 3,3 ME de CA annuel, dont la majorité en ventes haute contribution sur le marché intérieur, touche en moyenne 5,5 % de commission avec le système actuel. En 2005, sa rémunération pourrait monter à 6,06 %, pour chuter à 5,41 % en 2006.
Troisième exemple. Une agence « Internet » réalisant quelque 8 ME de chiffre d’affaires annuel, touche, toujours d’après les calculs de Robert Darfeuille, 7 % de commission en moyenne. En 2005, elle ne toucherait plus que 5,4 %. Et, preuve que les agences Internet risquent gros avec le système qui s’annonce, la rémunération de l’agence prise en exemple tomberait, en 2006, à 4,6 %.

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