Les guides et conférenciers manifestent aujourd’hui

Il y a un mois ils manifestaient à Paris devant le Louvre contre une mesure de la loi Macron. Aujourd'hui, les guides conférenciers sont à Marseille sur le Vieux Port. A l'appel du Comité d'action pour la défense du métier de guide-conférencier, plusieurs rassemblements en France veulent rappeler que "guide, c'est un métier".La loi "Macron" de simplification de la vie des entreprises prévoit que les guides, conférenciers, interprètes n'auront plus de carte professionnelle. Il suffira de s'inscire sur un registre déclaratif. Rien n'est précisé dans le texte quant aux qualifications requises pour pouvoir exercer.

Face à la déréglementation de leur métier voulue par Bercy, les guides-conférenciers mettent en avant leurs compétences : formation, savoir-faire et qualité de la prestation, parfois en plusieurs langues.

Une profession sans numerus clausus
Et dans la mesure où le métier de guide conférencier aujourd'hui n'est pas soumis à un numerus clausus, on a du mal à comprendre pourquoi le gouvernement souhaite supprimer cette carte professionnelle.

L'association provençale l'affirme : "le nombre de titulaires de la carte de guide-conférencier augmente régulièrement et fortement depuis ces dernières années bien que leurs missions soient ponctuelles sur un marché où la concurrence est vive".

Les guides-conférenciers réunis au sein d'un Comité d'action pour la défense du métier (FNGIC, SNG-C, Ancovart et non-affilliés) ont appelé à des rassemblements lundi 19 janvier à Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Chambord et au Mont-Saint-Michel "ainsi que dans plusieurs autres villes d'art et d'histoire".

Les arguments des guides-conférenciers
Petit rappel de ce que les guides-conférenciers redoutent si la loi était mise en œuvre telle quelle :
• Risque de baisse du niveau des prestations offertes aux visiteurs français et étrangers des musées et monuments constitutifs du patrimoine. 
• Dévalorisation de l’image de la France et de son patrimoine. 
• Déclassement de toute une profession par l’ouverture du métier à toute personne sans qualification préalable. 
• Destruction massive d’emplois : n’importe quel tour opérateur extra-communautaire pourrait imposer un simple accompagnateur de groupe et le substituer aux guides-conférenciers pour les visites des musées et monuments… au détriment de l’emploi et des finances publiques !
 

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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