Pour Martine Granier, DG de Selectour, l’agence physique est irremplaçable

Tout le monde s’accorde à dire qu’Internet joue un rôle de plus en plus important dans la distribution touristique. Si les agences en ligne maîtrisent déjà bien l’outil, ce n’est pas toujours le cas des agences de voyages traditionnelles pour qui Internet est au mieux une nébuleuse, au pire une menace.Il s’agit donc de se familiariser rapidement avec l’outil Internet et son univers, au moins pour rester dans la course à la compétitivité. Les conférences du salon Instant@net qui se tient en ce moment à la Porte de Versailles dans le cadre du Mit International sont là pour ça. D’autres forums sur l’e-tourisme se déroulent tout au long de l’année comme NetManager qui s’est tenu la semaine dernière à Montréal. Martine Granier, directrice générale du réseau Selectour, en revient. "C’est une très belle initiative, a t-elle indiqué, surtout pour un réseau comme le nôtre qui a fait le choix de la distribution multicanal. Nous avons pu voir de façon très concrète comment intégrer Internet dans la vente. Nous avons découvert les différents "process" qui existent aujourd’hui, et découvert aussi l’immensité des possibilités offertes par la technologie pour développer la CRM (relation client)". À ce propos, Martine Granier a indiqué qu’à compter du 1er janvier 2007, chaque agence Selectour disposera de son kit CRM.

"j’ai appris que l’internaute est très volatil : il n’est pas fidèle à un site, alors que le client traditionnel l’est à son agence physique"

Lors des débats et des différentes discussions, "nous avons aussi compris que nos concurrents ne sont pas toujours ceux que l’on croit" faisant sans doute allusion au tumulte actuel qui agite la profession. "Nous avons en effet découvert un jeune qui a ouvert son site au début de l’année. Il a réalisé 25.000 clients… en moins d’un an ! Ils étaient trois seulement !". Elle insiste : "Internet est avant tout un média" que les agences doivent à leur tour maîtriser. C’est d’autant plus important que les agences traditionnelles ont de nombreuses cartes dans leurs manches. Ainsi, poursuit-elle, "j’ai appris que l’internaute est très volatil : il n’est pas fidèle à un site, alors que le client traditionnel l’est à son agence physique". Autre point positif : il est plus facile pour une agence traditionnelle d’ouvrir un site que pour une agence virtuelle d’avoir une vitrine. En résumé, Martine Granier envisage avec sérénité l’avenir des agences à condition de bien mettre en valeur "leurs trois atouts : le choix de l’offre, la stratégie de services, et le réseau d’agences physiques". "Et nous devons marteler ce message !". C’est fait.

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef – Le Quotidien du Tourisme

Me contacter

Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *