Riviera Maya : première découverte

Reportages

Situé au sud-est du Mexique, le Yucatán fut le berceau de la civilisation Maya, un des peuples les plus étudiés de l’histoire sud-américaine. Souvent réduite à son image festive et à ses groupes hôteliers ayant investi les côtes, la péninsule du Yucatán n’en est pourtant pas moins riche en culture et détient un écosystème parmi les plus riches du pays. Une région qui mérite qu’on lui porte attention et que l’on s’intéresse à son histoire, hors des sentiers battus.

Pays multiculturel aux paysages diversifiés, le Mexique est une destination majeure du continent américain. Marquant la limite entre l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud, le pays attire de nombreux touristes du monde entier, avides de richesse culturelle et de nature. La péninsule du Yucatán, située au sud, séduit une grande majorité d’entre eux par sa large offre hôtelière, sa nature luxuriante et ses célèbres sites archéologiques. De nombreuses compagnies aériennes comme XL Airways la rendent facilement accessible en vol direct au départ de Paris, avec arrivée à Cancún. Côté climat, les températures sont élevées et descendent rarement en dessous des 15 degrés. On pourra éviter les périodes entre avril et octobre à cause de l’humidité ambiante – région caribéenne oblige – et des averses orageuses régulières, parfois violentes. Mais qui ne rêve pas de se baigner dans des eaux turquoise à 30°C ? A l’arrivée à Cancún, il est possible de réserver des minibus avec chauffeur pour se déplacer en groupe ou de louer une voiture à l’aéroport. Les routes sont faciles d’accès mais parfois mal entretenues et chargées à l’entrée des grandes villes, il est donc impératif de réguler sa vitesse.

Cancún et Playa Del Carmen

Régulièrement assimilé à un Ibiza sud-américain, Cancún est le carrefour principal de la région. C’est ici qu’atterrit la quasi-totalité des vols internationaux pour la Riviera Maya et que les plus grands groupes hôteliers ont élu domicile. Rendue célèbre grâce (ou à cause) du Spring Break, semaine où les étudiants américains viennent « décompresser » après la fin des examens, la ville offre aujourd’hui une vaste étendue de buildings et de discothèques le long de ses côtes. Une destination parfaite pour des festivités en tout genre, un peu moins pour des vacances en famille ou portées sur l’aventure et la découverte. Son homologue, Playa Del Carmen, a elle aussi beaucoup évolué durant ces dix dernières années et paie aujourd’hui le prix fort de sa proximité avec Cancún. Elle reçoit quotidiennement des bus de touristes étrangers venus uniquement pour y faire la fête, profiter des hôtels XXL all inclusive ou faire du shopping dans les boutiques de son artère principale, la 5e Avenue. Les avantages de ces deux cités balnéaires sont les nombreuses liaisons vers les attractions de la région et une population très cosmopolite. Les expatriés y sont nombreux et une grande majorité de locaux parlent anglais et/ ou français. Les plages sont également très agréables et l’on peut observer de nombreuses tortues de mer dans leur environnement naturel à Akumal, au sud de Playa del Carmen.

Tulum, cité de la civilisation Maya

Décrite comme l’eldorado des néo-hippies et la capitale du yoga, Tulum est située le long de la côte, au sud de Playa del Carmen. Petite ville en bord de mer, l’ambiance y est paisible et le tourisme porté sur la méditation, le bien-être et le lâcher prise grâce à ses nombreux spas, centres de massages et cours de yoga ou Pilates. L’attraction principale : le parc national de Tulum, célèbre site archéologique d’une ancienne cité Maya surplombant la mer. Ces fondations remontent à 564 après JC et furent abandonnées au cours du XVIe siècle. Aujourd’hui, Tulum est le troisième site archéologique le plus visité du Mexique derrière Teotihuacan et Chichen Itza. Une route (peu praticable) longe également la péninsule du Yucatán et donne accès à la réserve naturelle de Sian Ka’an. Une biosphère de plus de 2,5 millions d’hectares qui abrite la deuxième plus grande barrière de corail du monde et de nombreuses espèces d’animaux. Une petite merveille de la nature qui peut être visitée à bord de bateaux de pêcheurs ou en bus.

Valladolid et ses alentours

Nichée dans les terres du Yucatán, à 2 heures de Cancún, Valladolid est un passage obligatoire si l’on prend le temps d’aller visiter le site archéologique de Chichen Itza, une des sept nouvelles merveilles du monde moderne, à quelques kilomètres. Une église surplombe le parc central où les fleurs colorées cohabitent avec les dizaines de bancs blancs destinés aux « amoureux ». Célèbre pour les majestueuses cenotes (piscines naturelles d’eau douce ou de mer) qui l’entourent, Valladolid est une ville colorée et vivante, à l’architecture coloniale et à la population en majorité d’origine maya. De petite taille, trapus et au sourire contagieux, ces habitants ont gardé les traits génétiques de leurs ancêtres. Ici, peu d’agriculture et d’industrie. On vit grâce au tourisme, au commerce et à la couture. La nourriture y est copieuse et goûteuse, à base de viande (porc), de poisson et de féculents (maïs, pomme de terre et riz), sans oublier le fameux piment jalapeño, emblématique de la région mais déconseillé aux palais sensibles ! Une gastronomie généreuse à l’image du peuple mexicain, chaleureux et bienveillant, avec un sens de l’hospitalité et de la fête sans pareil. Porté par le bruit des vagues et la chaleur de la musique latine, on s’y sent bien et l’on aimerait prolonger un tant soit peu la découverte d’une région et d’un pays qui ont tant à offrir.

Coup de coeur

La réserve naturelle de Sian Ka’an et sa barrière de corail
La biosphère de Sian Ka’an est une réserve naturelle située le long de la péninsule du Yucatán. Avec ses 2,5 millions d’hectares, c’est l’une des réserves naturelles les plus grandes du continent. Elle abrite la deuxième plus grande barrière de corail au monde, après l’Australie. En 1986, elle est officiellement reconnue réserve de biosphère par l’Unesco et inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1987. Riche d’une flore luxuriante et d’une faune exceptionnelle, on peut y contempler mangroves, dauphins, tortues de mer, crocodiles, poissons multicolores et plus de 300 espèces d’oiseaux. Une excursion à couper le souffle à faire impérativement lors d’un passage dans le Yucatán. Les guides ne sont pas obligatoires mais vivement conseillés au vu de l’étendue de cette biosphère et de son écosystème très varié. De nombreux guides parlent français et s’adaptent au parcours choisi par le voyageur.

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