Vancouver-Seattle : combiné city nature

L’une est la capitale de l’État de Washington aux USA, l’autre est une ville au Canada où la majorité du monde rêve d’habiter. Entre elles deux, beaucoup de points communs et une frontière de seulement 230 km. Seattle/Vancouver un combiné facile à programmer à cheval sur deux pays qui puisent leurs racines chez les Amérindiens.

S’il y avait deux couleurs à retenir pour décrire Vancouver ce serait le bleu et le vert. Bleu de la mer qui vient ourler les plages de la ville, bleu du ciel particulièrement pur, bleu de l’eau qui se reflète dans les vitres des gratte-ciel. A travers l’espace urbain se glisse une touche de vert avec cette forêt primaire unique au monde et cette myriade de parcs et de jardins à tous les coins de rue. Une balade à vélo est indispensable pour découvrir et humer la ville. Vancouver est quadrillé de 275 km de pistes cyclables. Nous suivons Nic Lagasse, notre “cyclo-guide”, pour une balade dans Stanley Park. Partant du port, une allée réservée aux vélos longe la côte jusqu’aux plages sauvages où est organisé chaque été un festival international de feux d’artifice. Sur le sable, des troncs d’arbres rejetés par la mer servent de bancs pour mieux profiter du paysage. À l’intérieur du parc, plusieurs lacs, des arbres centenaires, un golf et des animaux sauvages comme si nous étions loin de la ville. “Vancouver est un spot formidable pour pratiquer le sport. On peut faire du kayak ou du stand-up paddle dans la baie et aussi partir camper ou faire du trekking dans les forêts environnantes. Les stations de ski sont à 50 km à peine du centre-ville alors pour les touristes qui viennent l’hiver c’est une activité facile à organiser” nous explique Nic. Depuis plusieurs années, la ville est le point de départ stratégique pour des excursions en Alaska et le trafic augmente régulièrement comme nous le confirme un des directeurs de l’hôtel Pan Pacific (l’hôtel qui a une vue incroyable sur la mer à deux pas du débarcadère). Contrairement à d’autres destinations, la voiture est loin d’être indispensable pour découvrir la baie et les îles autour de Vancouver. Il suffit de prendre le ferry ou l’hydravion…

De Vancouver à Victoria

C’est finalement l’hydravion qui sera choisi par Destination Canada pour rejoindre la capitale de la Colombie-Britannique. Le survol de cette région ponctuée d’îles forestières et de terres agricoles ne dure qu’une petite heure. L’atterrissage à Victoria (nom donné en l’honneur de la reine d’Angleterre de l’époque) a lieu en face de l’imposant Parlement, dans ce bras de mer qui dessine les contours de la ville. Comme à Vancouver, on découvre une ville noyée dans la nature. En face, l’océan, à l’Ouest, Beacon Hill Park. Ses monuments de style classique européen ont un côté très british avec une petite touche empruntée au pays du soleil Levant… Moins grand qu’à Vancouver, le Chinatown de Victoria ne manque pas de pittoresque. Avec sa porte rouge et ses lampions vermillon accrochés aux portes des boutiques, on se rend compte à quel point la communauté chinoise est importante en Colombie-Britannique (construction du chemin de fer entre Montréal et Vancouver oblige !). On parle de 40 % pour la seule région de Vancouver. Dès les beaux jours, les terrasses de la vieille ville se remplissent et le Market Place bat son plein. À peine le temps de prendre un « fish and ship » sur le quai Fishman qu’il est déjà temps de repartir vers les îles San Juan.

Un observatoire de choix

Qui a dit que franchir la frontière entre les USA et le Canada était long et fastidieux? Passer de Victoria (ou Vancouver) aux îles San Juan (USA) en bateau, c’est presque du gâteau ! L’arrivée à Friday Harbor se fait dans la bonne humeur, et les formalités sont rapides. Ici, les douaniers sourient ! Chaque été, la rue principale avec ses maisons en bois de toutes les couleurs voit débarquer des milliers de touristes venus observer les baleines et les orques. Deux solutions : partir en mer ou aller du côté du phare de Kiln Point State Park pour observer les cétacés. Cette fois-ci, la chance n’est pas avec nous et notre sortie en mer ne nous permet pas de voir de près les stars des lieux. Au loin quelques nageoires sortent de l’eau pour réapparaître trois minutes plus tard. Il est difficile de se faire une idée d’un spectacle magique dont Hobbes, notre capitaine, nous parle. Dans cet archipel composé de quatre îles principales, San Juan, Shaw, Orcas et Lopez, on vient surtout pour camper, faire du vélo et du trekking sur les chemins côtiers. Les Américains de Seattle en raffolent et beaucoup de chefs d’entreprise y ont une résidence secondaire.

Seattle ou la green attitude

Un atterrissage en douceur en plein cœur de la ville à deux pas de la skyline… Quelle expérience! Et là encore, pas besoin de voiture pour rejoindre la station du tram aérien. Le Seattle Monorail dessert l’esplanade des musées et la fameuse Space Needle, la tour futuriste créée en 1962 pour l’Exposition universelle. Voilà une plate-forme d’observation idéale pour jeter un regard à 360 degrés sur Seattle. Au premier abord, la ville est bien plus petite et calme qu’on l’imagine. Derrière le côté frime mis en scène dans de nombreux films, on découvre une ville dynamique, à taille humaine. Un arrêt au Pike Place Market s’impose. C’est l’un des premiers marchés municipaux créés aux États-Unis pour permettre aux producteurs locaux de vendre leurs marchandises. Entre la halle principale et la rue adjacente, des tonnes de fruits et légumes transitent ici chaque jour. Le week-end, les habitants de Seattle font le plein de produits frais sous l’œil médusé des touristes venus pour un food tour… Cette expérience gustative est plutôt amusante même si elle reste très américaine. On passe du salé au sucré sans aucun complexe et les saveurs ont souvent un goût chimique. Pour les Américains ce marché de Seattle reste une référence car c’est là que le premier Starbucks des États-Unis est né. Résultat, des files d’attente inimaginables se forment devant l’icône du café américain. En descendant vers la mer en direction des quais on aperçoit le port de plaisance et ses nombreux ferries qui relient Seattle à l’archipel San Juan. La ville a l’avantage, comme sa voisine canadienne, d’être entourée de nombreux parcs nationaux. A deux heures de route de Seattle, le parc Olympique est classé “réserve biosphère” par l’Unesco. Il est conseillé de prendre le ferry afin de diminuer le temps de transport pour rejoindre la péninsule Olympique située entre l’océan Pacifique et Puget Sound. En plein mois de mai il y a encore de la neige sur les sommets du mont Olympus. Au milieu de cette forêt pluviale tempérée on découvre une flore unique au monde grâce à des conditions climatiques exceptionnelles (douces sur la côte Pacifique et plus froides en montagne). Tout au long de l’année de nombreuses espèces animales marines et terrestres viennent s’y réfugier. Un vrai paradis pour tous les amoureux de la nature !

Coup de coeur

Passer d’arbres en arbres…
À moins de 15 minutes du centre de Vancouver, Capilano est connu pour son pont suspendu à 70 mètres de hauteur au-dessus du fleuve. C’est surtout un balcon formidable pour découvrir la forêt primaire. Sept parcours ont été aménagés au sommet des arbres pour profiter de paysages, des cimes et des animaux qui s’y nichent. Un nouveau balcon en verre vient d’être créé pour être encore plus au cœur de la canopée. L’hiver, le parc reste ouvert et des milliers de guirlandes lumineuses éclairent les arbres. Un parcours magique à ne pas rater ! www.capbridge.com

 

© Photos : Visit Seattle et Tourism Vancouver

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