Vendée : une nouvelle destination affaires ?

Reportages

La Vendée, deviendrait-elle une nouvelle destination affaires ?
Et pourquoi pas ! C’est en tout cas l’ambition du département qui, via son agence Vendée Tourisme, vient de référencer 49 organismes (hébergeurs, parc d’attractions, sociétés de loisir…) ayant la capacité de bien recevoir incentives, comités de direction et autres opérations de team building. Le tout forme un catalogue, certes assez hétéroclite, mais très complémentaire. De quoi séduire plus d’un organisateur…

 

«Honnêtement, c’est l’arrivée du TGV aux Sables-d’Olonne le 14 décembre 2008, à seulement 03h15 de Paris, qui a tout déclenché », analyse Karen Allétru, directrice de Vendée Tourisme, l’agence réceptive du département, référencée auprès d’Atout France. « C’est lui qui nous a incités à allonger la saison, à rendre le département attractif toute l’année, à capter cette clientèle d’affaires et à rompre ainsi avec l’image d’une Vendée réservée à une clientèle familiale attirée par le soleil et la plage », ajoute-t-elle.

 

Le soleil, la plage et… le Puy du Fou, bien sûr ! C’est d’ailleurs la première étape choisie par Vendée Tourisme pour présenter à des journalistes, venus de Paris, et spécialisés dans le tourisme d’affaires, l’attractivité du département. Sur place, il n’est pas besoin d’être expert pour comprendre tout l’intérêt d’y monter un séminaire. Bien sûr, il y a le Grand Parc, juste là, avec, en journée, l’ensemble de ses incroyables spectacles, en soirée les orgues de feu qui font surgir musique et instruments des profondeurs d’un lac et, dès le début de la nuit, la fameuse et impressionnante Cinéscénie. L’attrait du site n’est plus à démontrer.

 

N’a-t-il pas été classé, à plusieurs reprises, meilleur parc d’attractions au monde ? Il a notamment reçu le prestigieux Applause Award, remis tous les deux ans par l’International Association of Amusement Parks and Attractions (IAAPA). Mais ce qui est nettement moins connu, c’est tout le charme de sa capacité d’hébergement. Car ici, on dort dans une villa gallo-romaine, dans des huttes sur pilotis mérovingiennes, dans un château fort aux coursives habillées d’armures ou encore dans un camp de François 1er avec tapisseries et lits à baldaquin.

 

Chaque univers dispose de cent chambres, représentant un total d’un peu moins de 2 000 lits. Le parc compte par ailleurs dix salles pouvant recevoir de 10 à 2 500 personnes et douze restaurants pouvant faire asseoir jusqu’à 2 700 personnes. Pour compléter l’offre, Vendée Tourisme a choisi quelques établissements alentour, dont le domaine de la Corbe, bel édifice de style italien situé sur un parc de 25 hectares possédant 20 chambres et une belle orangerie qui peut accueillir des séminaires de 350 personnes.

 

Autre sélectionné, le château Boisniard, seul 5 étoiles du département. Il dispose d’une excellente table, de dix magnifiques maisons en bois sur pilotis, de dix chambres au château et de sept dans un manoir. L’établissement, situé à trois minutes du Puy du Fou, compte aussi des passes VIP pour la Cinéscénie. Les propriétaires de l’hôtel viennent également d’ouvrir un vaste espace couvert pour piloter de petits drones et tester des univers virtuels en casque 3D. Le lieu peut faire participer jusqu’à 60 personnes en même temps.

Une “Venise verte”

Cap le lendemain plus au sud, vers Fontenay-le-Comte. C’est ici que l’on découvre le Marais Poitevin… de Vendée. Car, comme son nom ne l’indique pas, le Marais Poitevin, deuxième plus grande zone humide de France après la Camargue, se situe, pour une large partie, en Vendée. Pour l’observer, il existe plusieurs embarcadères. Celui de Maillezais offre l’avantage d’une visite de son abbaye forteresse, célèbre pour son histoire et pour y avoir accueilli Rabelais. On embarque ensuite en canoë ou en barque avec batelier.

 

À l’ombre des frênes, on remonte les canaux et le temps, puisque les aménagements de cette « Venise verte » gagnée sur la mer datent de mille ans. Au gré d’une promenade matinale, apparaissent canards, ragondins, chevreuils… Dans cette région, Vendée Tourisme a sélectionné l’hôtel Le Rabelais, un sympathique Logis de France d’une capacité de 54 chambres, disposant de trois salles de réunion, d’une piscine extérieure et d’un spa. Le jour suivant, destination le littoral.

 

Tour de vélo vers les Sables-d’Olonne avec Véloo la Forêt, organisme qui peut mettre des dizaines de vélos à disposition des entreprises. Conversation avec Arnaud Boissières, skipper du Vendée Globe, qui propose des tours en mer avec son navire de compétition. Visite de la demeure de la famille Dubreuil (Air Caraïbes) qui offre la possibilité de privatiser entièrement son château (sept chambres). Arrêt au parc-hôtel Le Vent d’Eden, établissement de 75 chambres situé dans la forêt domaniale de Saint-Hilaire de Riez, à 900 mètres de la plage puis direction l’île de Noirmoutier.

 

Vendée Tourisme y a sélectionné le Fleur de Sel, un très beau 3 étoiles, ambiance bois, feutré, sympathique coin cheminée, comme un chalet de bord de mer. Et le 4 étoiles Général d’Elbée, un édifice historique classé. Entièrement rénové par la décoratrice Chantal Peyrat, l’hôtel dispose de 25 chambres et on peut le privatiser dès vingt chambres. Piscine, accès direct sur le port de Noirmoutier avec vue sur le château. Idéal pour des « codir ».

 

Au total, Vendée Tourisme a donc sélectionné une cinquantaine d’établissements et organismes pouvant accueillir des groupes dans de bonnes conditions. L’avantage de la formule est que l’on peut monter des projets très variés avec, au départ, un interlocuteur unique. Alors, la Vendée, future destination affaires ? L’avenir le dira.

Coup de cœur

Noirmoutier et la route du sel
Comment ne pas être séduit par Noirmoutier ? Les vacanciers ne s’y trompent pas, l’île passe de 10 000 habitants l’hiver à 100 000 l’été ! Il faut vivre son submersible passage du Gois qui relie le continent à l’île durant 3 h toutes les 12 heures Le bois de la Chaise et ses blocs de rochers au milieu de pins surplombant la baie. Ses trois ports de pêche, ses maisons blanches aux volets bleus, ses marais salants. C’est sur le continent, face à l’île, qu’est née la production du sel. Et c’est sur ces tout premiers canaux que l’entreprise « La Route du Sel » fait naviguer les touristes en canoë. Le clou de leurs expéditions, une virée qui emmène sur les traces d’une ancienne abbaye et propose de dîner aux chandelles dans une fermette perdue au cœur du marais. Le retour ? En pleine nuit et… sans éclairage ! Même sans lune, il est toujours un reflet pour vous guider au milieu de l’eau et vous amener à bon port. Magique !

Publié par Didier San Martin
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