Grand Ski 2005 : 460 TO étrangers étaient au rendez-vous

Salon

• 190 exposants, stations, hébergeurs et transporteurs
• Une fréquentation TO en hausse de 10 %
• Inadaptation de l’offre en courts séjours
« Grand Ski est devenu un workshop incontournable pour qui veut programmer les stations françaises ! », nous glissait le cofondateur d’Aerosun, Jean-Pierre Baud, croisé dans les allées de la 14e édition de cette rencontre entre TO et professionnels des stations organisée par Maison de la France, les 1er et 2 février dernier à Chambéry. Le Lyonnais était sans doute l’un des rares voyagistes français à s’y être rendu. Car le rendez-vous est positionné sur l’international. Quelque 460 TO des cinq continents sont venus y faire leur marché pendant deux jours. « Leur nombre augmente d’année en année. Ils étaient 416 l’an dernier », se félicite Pascal Visintainer, directeur marketing de Maison de la France. Cette année encore, les TO européens se taillaient la part du lion. Normal, puisque le cœur du business est en Europe ! « Comme chaque année, les Anglais sont venus en force (85 TO). Mais les Hollandais (59), les Allemands (40), les Belges (27) ou les Danois (22) étaient là aussi. Les pays de l’Est n’étaient pas en reste, entre les Russes (53) et les Tchèques, Hongrois, Slovènes et autres voyagistes d’Europe centrale (36) », détaille le responsable marketing. Une centaine de TO de pays bien plus lointains ont également fait le déplacement. On vient en effet du Liban, d’Amérique du Nord, d’Afrique du Sud, du Brésil ou de Chine pour Grand Ski ! « Le marché américain repart. L’atout de la France reste ses domaines skiables immenses. Sur les 12 TO accueillis à Grand Ski, deux venaient pour la première fois. Tous ont apprécié, mais ils trouvent que les hôtels ont augmenté leurs prix ! », témoigne Stéphanie Borge, chef de marché USA pour Maison de la France. « Il faut absolument que la montagne française évolue sur certains points. L’hébergement en est un. Vendre des appartements de 17 m2 est anti-commercial aujourd’hui. La clientèle du tout ski capable de s’entasser pendant une semaine, c’est fini ! Autre point d’inquiétude, la faible offre de courts séjours. La demande est réelle. Notamment chez les Britanniques. Je me réjouis que des structures comme Pierre & Vacances aient ouvert 16 de leurs résidences au court séjour cet hiver. Et bravo à Chamonix pour ses formules Simply Chamonix (lire encadré) », lance Pascal Visintainer sans retenu. Ces faiblesses avaient été pointées du doigt le lundi après-midi, lors des premières rencontres de Grand Ski, consacrées à l’analyse des comportements de la clientèle. L’édition 2006, toujours prévue à Chambéry, reconduira ces rencontres, appréciées de beaucoup.
Réactions
Mikhail Musinyants, DG du TO russe Ertzog.
« Nous ne ratons jamais une édition de Grand Ski. Nous sommes de grands fidèles. La saison suivante, ça commence toujours ici pour nous. Nous ne devrions pas proposer de nouvelles stations françaises sur notre catalogue 2005-2006. Mais nous réfléchissons à l’ouverture de vols entre Iekaterinbourg et Grenoble Saint-Geoirs en janvier 2006. Avec les 25 % de vols charter supplémentaires sur Grenoble, nous devrions atteindre entre 7 000 et 8 000 pax cet hiver. Après les + 50 % enregistrés l’hiver précédent, c’est plutôt bien ! »
Xavier Schouller, Français co-fondateur du TO anglais Peak Retreats.
« Grand Ski c’est idéal pour prendre de nouveaux contacts. C’est du condensé. Peut-être un peu trop d’ailleurs. Mais cela nous aide beaucoup pour dénicher les bons produits, comme des stations village, authentiques, du type Samoens, Les Gets, Saint Gervais ou Aussois. Nous programmons des stations (25 cet hiver) et des hébergements rarement en catalogue chez nos confrères anglais et avons du mal à répondre à la demande malgré une offre sans cesse élargie. Ce marché de niche explose –nous avons quadruplé notre chiffre d’affaires depuis notre création en 2002. Notre grand regret est de ne pas trouver beaucoup de stations offrant du court séjour. C’est vraiment une demande pressante en Angleterre. On trouve de-ci de-là des hébergeurs partants. Mais trop peu. Les Français doivent se réveiller. Car nous voyons de plus en plus d’Anglais aller en Suisse ou en Autriche. »
Natalia Syrovets, responsable du TO ukrainien Bytsko Travel
« Nous commercialisons les stations françaises, mais c’est mon premier Grand Ski. Vous savez chez nous, on connaît les 3 Vallées. Mais il y a tant d’autres stations séduisantes, comme Val d’Isère, Avoriaz, Les Gets ou Isola 2000. Les Ukrainiens l’ignorent. Nous avons un vrai travail pédagogique à faire. »
Courts Séjours : Chamonix prend les devants
Expérimentée l’hiver dernier sur le marché britannique, la formule Simply Chamonix est désormais ouverte à tous les marchés européens. « Lancée de façon confidentielle l’hiver dernier, la formule avait engendré un millier de résas. Au 10 janvier de cette saison, nous avions déjà atteint 1 000 réservations ! », constate Bernard Prud’hommes, directeur de l’OT de Chamonix. 45 des 70 hôtels de la station déploient ces courts séjours, commercialisés via www.chamonix.com. Son principe est simple : sollicités pour vendre du vendredi/lundi, les hôteliers ouvrent leurs chambres à prix réduits ( – 20 % environ) du lundi au vendredi pour d’autres courts séjours. Et pas question de ficeler d’avance le nombre de nuits. Le package est individualisé avec possibilité de transfert d’aéroport, forfaits de ski…

Publié par La Rédaction
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