Jean-François Alexandre : « Je suis heureux que Top Resa existe toujours »

Salon

A l’occasion des 40 ans d’IFTM Top Resa, nous avons posé trois questions à Jean-François Alexandre, créateur du salon en 1979.

 

 

Vous êtes à l’origine de Top Resa. En quelques mots, pouvez-vous nous rappeler comment cela s’est passé ?

Je dis toujours, Top Resa, ce sont deux inventeurs, huit fondateurs actionnaires et un créateur. Le créateur, c’est moi. En 1979, avec mon Icotour sous le bras et mon téléphone, j’ai tout fait tout seul. Au bout de deux ans, je suis rentré dans le collège des actionnaires avant de devenir l’actionnaire principal en 1985. Quatre ans plus tard, Top Resa créé avec 90.000 francs (17.381 euros) a été vendu 47 millions de francs (9 076 993 euros) au groupe Blenheim devenu Miller Freeman [racheté par Reed Exhibitions en 2000, NDLR]. Je suis resté directeur général du salon jusqu’en 1997.

 

 

N’êtes-vous pas nostalgique de toutes ces années Top Resa à Deauville ?

Un peu. C’était vraiment de belles années. Je crois même pouvoir dire que certains enfants sont nés un peu grâce à moi car leurs parents se sont rencontrés sur le salon. J’ai passé 20 ans à la tête de Top Resa, je n’ai jamais connu de récession. En fait je suis arrivé au bon moment du tourisme. J’ai accompagné son développement. Après, le métier a changé. Mais, bon, je suis fier d’avoir dirigé 67 salons à Paris et en province.

 

 

Justement, comment jugez-vous l’évolution du salon que vous avez créé ?

Pour qu’un salon gagne de l’argent, il faut qu’il se développe. Avec notamment le gain de nouveaux exposants et l’enrichissement par du contenu. Même si cela a représenté une vraie cassure, c’était finalement nécessaire que Top Resa s’installe à Paris. Aujourd’hui, IFTM a pris le pas sur Top Resa. Le salon est passé d’un stade humain à un stade industriel mais je suis heureux qu’il existe toujours.

Publié par David Savary

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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