Le SMT, c’est aussi l’occasion de vendre

Salon

Afat Voyages et Thomas Cook sont les 2 distributeurs présents sur le salon.
Le réseau volontaire va attaquer le marché avec des prix très agressifs.
En 2003, le réseau intégré Thomas Cook a réalisé un chiffre d’affaires de 1,1 ME.
Le SMT n’est pas un simple salon grand public, c’est en quelque sorte un concentré de l’industrie française du tourisme. On y retrouve beaucoup de producteurs et certains distributeurs. C’est le cas du moins parisien d’entre eux : Afat Voyages. Pour Jean-Pierre Mas, son président, les raisons sont multiples et… historiques. D’abord, explique-t-il, « nous avons longtemps souffert d’une faible présence en région parisienne, d’où nos participations au SMT, qui sont montées en puissance au fur et à mesure ». Le président d’Afat ajoute, avec un brin de fierté : « Aujourd’hui, nous sommes installés sur un grand stand, similaire à celui de Thomas Cook. » Mais pour Jean-Pierre Mas, tout cela a un sens, et Afat est là « avant tout pour faire du business ». Le mot est lâché. Pour vendre et faire du volume, le réseau a mis les petits plats dans les grands, ou plutôt de petits prix sur de grands produits : Afat proposera de redoutables promotions, pendant toute la durée du SMT et durant la semaine des journées du voyage (qui suit le salon). Jugez plutôt : un produit de 10 jours/ 7 nuits à Bali proposé à 690 E, ou encore un 8 jours/ 6 nuits en Martinique à 459 E. De ces voyages, Jean-Pierre Mas tient à préciser que « s’ils constituent une franche attaque du marché par l’angle des prix, les agences qui les vendront seront commissionnées à 12 % ». Chez Thomas Cook, on participe également au SMT dans l’optique de vendre, car explique Philippe Bechon, directeur régional du réseau, « notre objectif est évidemment de dépasser les 1,1 ME de CA réalisés l’année dernière. » Mais aussi, « accompagner le changement de marque » et « rappeler au grand public que nous sommes toujours des distributeurs généralistes ». Pour y arriver, le réseau intégré va déployer une force de vente de 15 personnes et prépare, lui aussi, un arsenal de promotions alléchantes.
L’Unat se contente d’une présence institutionnelle
L’Unat (*) sera présente une nouvelle fois lors du Salon mondial du tourisme. Même si, nuance le délégué général de l’Unat, Jean-Marc Mignon, ce salon n’a pas la même importance pour ses adhérents que celui des Vacances en France. De quoi, toutefois, dans le contexte actuel, attiser la curiosité de quelques professionnels du secteur privé tant la polémique sur la réforme de la loi du 13 juillet 1992 n’en finit pas d’enfler (lire le courrier en page 6). Infatigable, le président de Tourcom, Richard Vainopoulos, n’a ainsi pas hésité à lancer un référendum par voie de questionnaire dans toutes les agences sur l’opportunité d’octroyer une licence aux associations de tourisme. Une semaine après le début de la consultation, le réseau précise avoir obtenu plus de 700 réponses qui témoignent d’une opposition au projet de réforme contre 14 qui lui sont favorables. Richard Vainopoulos se satisfait d’avoir obtenu des réponses d’agences de tous les réseaux et insiste sur le fait que « la moitié des réponses provient d’adhérents du Snav ». Il précise qu’une action juridique à Bruxelles ou encore l’organisation de manifestations ne sont pas à exclure. Interrogé à ce sujet, Thierry Schidler, président du Snet, ne veut surtout pas polémiquer. Il explique simplement : « Si les associations veulent vendre à des tiers – et non à leurs adhérents – des produits de tour-opérateurs, il faut alors qu’elles créent une société commerciale et obtiennent une licence. »
(*) Union nationale des associations de tourisme et de plein air

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