Les contrats négociés durant le Pow Wow pèseraient $3 milliards

Salon

La semaine dernière, New York accueillait la 37e édition du Pow Wow. Véritable machine du business touristique, cette rencontre annuelle se passe de commentaires car tout se raconte en chiffres. Ainsi, 1.300 tour-opérateurs étrangers venus de 70 pays ont pu rencontrer quelque 3.300 fournisseurs américains et 440 journalistes. Et plus de 35.000 rendez-vous de 20 minutes (pas une de plus) ont été honorés pour un volume d’affaires estimé par la TIA à 3milliards de dollars (pour les trois prochaines années). Côté logistique, plus de 30.000 repas ont été servis aux professionnels durant ces 4 jours, 725 bus ont été réquisitionnés pour les transferts et les excursions, 26 hôtels ont hébergé les participants et plus de 1.000 bénévoles ont répondu présent pour les encadrer. Durant 4 jours, tout Manhattan était aux couleurs du Pow Wow, du Moma à Ellis Island, de Harlem aux théâtres de Broadway. Et tout s’est passé sans accroc. Car on peut reprocher des choses aux Américains mais certainement pas leur sens aigu de l’organisation. L’année prochaine, la ville d’Orlando en Floride prendra le relais du 6 au 10 mai.
« Ladies and gentleman… Mr Colin Powell »
Samedi 7 mai, nul n’aurait manqué le dernier déjeuner officiel du Pow Wow qui accueillait en guest star Colin Powell. Jeune retraité, cet ex-général de l’armée et ex-Secrétaire d’État des États-Unis n’a rien perdu de ses talents d’orateur, si bien qu’en une heure à peine il séduisait par son sens de l’humour et ses anecdotes de « voyage » les quelque 5.500 professionnels présents. Véritable « showman », Colin Powell s’est engagé à démontrer -en gros- que l’Amérique reste une terre d’accueil, que les Américains sont de grands voyageurs passionnés et généreux et que lui-même adore jouer les touristes. (Entre nous, je doute que son intérêt pour l’Irak ou l’Afghanistan ait été motivé par la découverte des trésors culturels de ces deux pays. Mais bon, c’est un autre sujet.) « J’en ai vu du pays… et toujours gratuitement. Aujourd’hui, je paye mes billets cash et je me fais même contrôler par l’immigration, pourtant je ne ressemble pas à Oussama Ben Laden », déclare-t-il avec humour pour le plus grand bonheur de l’assistance. Dans son discours hautement patriotique -à l’instar de tous les autres intervenants-, Colin Powell a rappelé qu’il soutenait l’industrie du tourisme et qu’il militait pour que l’échéance de mise en place du passeport biométrique fixée à octobre prochain soit repoussée. « J’insiste aussi sur le fait que nos frontières sont mieux gardées pour le bien de tous mais cela ne signifie pas que nos portes soient fermées. Venez chez nous, nous vous attendons », lança-t-il avant de conclure sur les relations entre la France et les États-Unis. « Nos deux pays sont mariés pour la vie. Comme dans tous les couples, nous connaissons des crises mais il n’est pas question de divorce. » Amen.

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