Top Résa : Colson en première ligne

Salon

Clients inquiets, SNCF, loi du 13 juillet 1992 : les chantiers ne manquent pas.
Georges Colson devra aussi mener à bien la réforme des statuts du Snav.
Formation, salons, clients, juridique : l’APS et le Snav main dans la main.
Georges Colson fait partie des quelques professionnels du tourisme qui n’ont jamais manqué un Top Résa. A coup sûr, il n’oubliera pas cette 27e édition où il étrennera son nouveau costume du président du Snav. « Ce ne sera pas un Top Résa comme les autres », affirme-t-il d’emblée. « Nous sommes bousculés par les transformations. » L’actualité, d’abord. Le syndicat va se confronter à l’inquiétude des adhérents qui doivent, eux, faire face à des clients inquiets par la série impressionnante de catastrophes aériennes. « Les agences ne savent plus quoi répondre » et, s’agace-t-il, « notre responsabilité est exagérée ». Une référence, une nouvelle fois, au fameux article 23 de la loi du 13 juillet 1992. Au Snav maintenant d’aider ses adhérents à trouver des arguments pour rassurer la clientèle. Ce n’est pas la plus facile de ses missions. Autre dossier que traite actuellement Georges Colson, la promulgation des décrets d’application de la réforme de la loi du 13 juillet 1992. Rappelons qu’il n’existe plus que deux régimes, la licence et l’habilitation. « Attention à ce que les habilités ne puissent pas exercer l’activité d’une agence de voyages ! » Enfin, le gros morceau: la SNCF. « Il faut trouver un terrain d’entente pour donner aux agences l’envie de toujours rester prescripteur de la SNCF ». Des pistes avec, par exemple, des produits exclusifs vendus en agences de voyages. Pas d’illusions, toutefois. « La commission va baisser » mais « on ne va pas à zéro ». Pas trop d’inquiétudes autour du nouveau portail affaires du transporteur : « Les agences de voyages offrent une palette de services. » Des combats, Georges Colson va devoir aussi en mener en interne. En effet, il compte bien prendre son temps avant de soumettre à l’assemblée générale extraordinaire une modification des statuts. Et il va devoir convaincre les hommes pressés. Une chose est sûre : l’élection de Georges Colson a permis au Snav et à l’APS d’enterrer la hache de guerre. Ainsi, le service « litiges » redeviendra un service commun. Et « le Snav participera aux réflexions et aux travaux de l’Observatoire des litiges et des réclamations de l’APS ». Entre autres décisions « un catalogue commun de modules de formation sera étudié et mis à la disposition des adhérents des deux organismes ».

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *