Soleil, chaleur, animation tous azimuts, la Côte d’Azur draine les touristes découragés par un temps maussade partout ailleurs en France et en Europe du Nord.
L’hôtellerie niçoise affiche une hausse de 10 et 12 % par rapport à juillet 2006 selon Michel Thann, président du syndicat des hôteliers Nice Côte d’Azur. Certains 4 étoiles annoncent une hausse de 20 %, jamais ressenti en période estivale. "On effleure les 96 % d’occupation en juillet" confirme Christophe Aldunate directeur de l’hôtel du Palais de la Méditerranée (4 étoiles, 188 chambres) à Nice. Le baromètre de la fréquentation de Menton à Cannes en passant par Monaco affiche les tonalités du ciel, c'est-à-dire un bleu éclatant. Toutes les clientèles (britanniques, françaises, américaines, scandinaves, allemandes, italiens, asiatiques) progressent, complète Sylvie Grosgogeat de l’office de tourisme et des congrès de Nice .Seuls manquent à l’appel les Russes pour cause de difficulté d’obtention de visas. Au-delà du facteur climatique favorable, la Côte d’Azur engrange les devises des efforts de promotion de la destination à l’étranger ou de modernisation des infrastructures. Elle va désormais chercher ses clients avec des arguments concurrentiels comme l’offre culturelle ou de patrimoine. Bémol sur ce satisfecit général, la baisse régulière des dépenses des touristes. Pour un restaurant niçois le ticket moyen s’élève à 15 euros. Les commerces alimentaires, les traiteurs ou les moyennes surfaces font de bien meilleures affaires…Le pouvoir d’achat des Français s’érode année après année. Les étrangers, surtout européens, suivent … A prendre en considération pour l’évolution de l’offre en restauration. |