Croisières
Collision en Amérique du Sud : 56 Français bloqués à bord du Norwegian Dream
Une cinquantaine de passagers français ont été bloqués du 10 au 13 décembre à bord du Norwegian Dream de NCL à Montevideo (Uruguay) après un accident survenu alors que le bateau traversait le Rio de la Plata depuis Buenos Aires. Le programme de leur croisière est aujourd'hui entièrement chamboulé. Et la grogne monte à bord.

"Nous avons été bloqués pendant plus de deux jours dans le port de Montevideo juste après notre départ de Buenos Aires (le 9 décembre 2007). Le Norwegian Dream a percuté une barge transportant des voitures" témoignent par téléphone Nadine et Michel Mesnard qui figurent parmi les 56 passagers français à bord. Le navire de Norwegian Cruise Lines (NCL) n'a pu repartir que le 13 décembre à 16 heures, après la vérification de la coque et la réouverture du port. Pour rattraper le temps perdu sur cette croisière de 14 jours, trois des sept escales ont été annulées : Puerto Madryn (Argentine), Stanley (Falkland) et Puerto Chacabuco (Chili). "Et deux sur les quatre restantes ont été réduites de moitié" ont confirmé ces passagers. "Au départ, la compagnie souhaitait annuler l'escale au Cap Horn, mais les clients étaient tellement déçus qu'elle a finalement été maintenue" précise Christine Foulon, à la réservation d'Echos du Large. Le Norwegian Dream est aujourd'hui en escale à Puerto Montt (Chili) avant de terminer son parcours à Santiago du Chili le 23 décembre 2007.

Remboursements en question...

Les passagers mécontents de cet incident ont lancé une pétition à bord. Elle a été signée par 1.200 des 1.500 passagers. Pour y répondre, NCL a proposé plusieurs compensations. Un crédit à bord de 150 dollars par personne, 300 dollars maximum par cabine. Le remboursement de 61 dollars de taxes portuaires en raison des escales annulées. Le remboursement par chèque de 50% du prix de la croisière hors transport. Une réduction de 15% pour une prochaine croisière à bord d'un des navires de la compagnie réservée à bord du bateau. "Pour notre part nous répondrons à tous les litiges" prévient Christine Foulon, tout en précisant qu'Echos du Large reste un intermédiaire entre NCL et les clients. Rappelons tout de même que la loi de 92 rend responsable de plein droit le fournisseur.
Léa Barneville