Ryanair part en guerre contre les agences en ligne. Enfin contre celles qui revendent la low cost.
Si elle ne livre pas la liste exhaustive des distributeurs qu'elle a dans le collimateur, deux noms reviennent néanmoins souvent dans la démonstration : Opodo (peut-être parce qu'à travers Amadeus, le site appartient à quelques unes des plus grandes compagnies aériennes traditionnelles européennes) et de Bravo Fly. Pourtant, on indique chez Ryanair qu'il y en a beaucoup d'autres. Quels sont les griefs ? D'abord un problème de tarif. Ryanair s'est rendu compte qu'à vol exactement égal et à réservations effectuées au même moment, les agences en ligne vendaient les billets plus chers sur leurs sites. Mais, explique-t-on chez Ryanair, "il y a d'autres problèmes qui entachent la réputation de Ryanair, notamment le manque de clarté dans les termes et les conditions de ventes, ou encore des informations incorrectes en ce qui concerne les possibilités d'enregistrement en ligne et les règles de franchise bagages". Sans oublier le fait que "les agences en ligne ne préviennent pas leurs clients en cas de changement d'horaire". De fait, lorsqu'on réserve un vol chez Ryanair on est invité à laisser une adresse email, via laquelle la compagnie peut prévenir le passager en cas de modification de son vol. Or, explique-t-on chez Ryanair, "si c'est un robot qui fait la réservation, il ne fera pas suivre l'information au client final". D’où une décision radicale : Ryanair va identifier et bloquer les cartes bleus et les adresses IP (Internet) utilisées par les agences en ligne. La direction de la low cost, consciente que les agences pourront changer d'IP, explique qu'à partir de mi 2008 un nouveau système sera mis en place sur le site. Il s'agit du système "CAPTCHA", qui implique de recopier dans un champ vierge une suite de chiffres et de mots déformés. D'après eux, seul un humain est à même de déchiffrer le code et donc d'accéder au site de vente. Exit donc les robots de réservation des agences en ligne. |