Des professionnels du tourisme veulent se réunir en GIE pour gagner en force et en cohérence sur le marché international. Avec à la clé, une hausse des dépenses des touristes en France. Mais le gouvernement, qui a pourtant le même but, leur a signifié que ce n'était "pas la priorité pour le moment".
Christian Orofino, directeur général du groupe Pauli, et Michel Barraud, DG de ParisVision, ont imaginé un projet capable "de pousser la croissance de l'activité réceptive française en valeur et en pax de 20 à 30 %", c'est-à-dire, permettant d'augmenter le nombre de touristes, mais surtout de leur faire dépenser plus pour de meilleures prestations. Bref, exactement ce que cherche à faire Luc Chatel, secrétaire d'Etat au Tourisme, avec son plan Destination France 2020. Le projet reposerait sur un GIE "dans lequel chaque acteur, peut apporter une prestation regroupée sous une seule production, concernant tout le territoire français." Ce regroupement garantirait un stock et la maîtrise des allotements, permettrait d'être lisibles sur le marché mondial avec une seule commercialisation sur les marchés étrangers, sous une seule marque." Mais il faut un arbitre pour convaincre les professionnels de rejoindre le GIE, sans qu'ils aient l'impression de rouler pour un autre. L'Etat doit jouer cet arbitre. Le 15 janvier, Christian Orofino était reçu par les chefs de cabinet du secrétaire d'Etat. Mais la rencontre "tourne mal", se rappelle-t-il. "Ils croyaient que nous demandions de l'argent". Retour à la case départ. Le ministère a fait savoir qu'il avait "d'autres priorités" en ce moment.
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