Pour Voyageurs du Monde, boycotter les Jeux Olympiques de Pékin - malgré les revendications légitimes du peuple tibétain à pouvoir faire vivre sa culture - n'aurait pas de conséquences positives.
Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du Monde, le précise d'emblée : "Nous soutenons à fond les revendications légitimes du peuple tibétain à pouvoir faire vivre sa culture ; on ne parle pas ici d’indépendance, que d’ailleurs le Dalai Lama ne demande pas, mais de respect de l’immense culture tibétaine". Cela dit, "nous pensons pour autant que boycotter les JO est une fausse bonne idée, sinon il ne faudrait plus avoir la moindre relation économique avec les Chinois, et, par exemple, arrêter nos voyages. Et pourquoi les JO plus que le reste ?" Par ailleurs, "tous les diplomates s’accordent à dire que sans l’ambiance JO, l’Onu n’aurait pas convaincu la Chine d’agir sur la Birmanie ou sur le Darfour. Et c’est une occasion unique pour le peuple tibétain de profiter de la situation car les Chinois ne veulent pas de crise en ce moment !" Jean-François Rial sait qu'il ne pourra pas convaincre tout le monde. "Certains diront que nous faisons le grand écart pour des raisons économiques. Il n‘y a pourtant pas d’enjeux économiques pour nous sur ces JO qui au mieux réaliseront 1,5% du CA du groupe en 2008… Par contre cela aurait été très confortable de ne pas le faire : pas d’engagements financiers, et pas de souci politique ni d’image". |