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Développement durable : enfin du concret chez les TO
Les clients qui veulent des produits écologiques en agence de voyages sont pour le moment frustrés. L'offre reste rare : le Club Med d'Opio, le Belle-Dune de Pierre & Vacances ou encore la nouvelle production de Pauli "Voyages en Ecologie", etc.

La prégnance de la question écologique et éthique pousse pourtant les professionnels du tourisme à repenser leur stratégie. Fram a ainsi mis en orbite son label Good Planet, engageant le TO dans une vraie stratégie durable. Kuoni, via son service qualité intervient sur la gestion de l'eau, la rationalisation de l'énergie des climatiseurs, l'introduction des bateaux solaires dans l'offre du TO, la condition féminine, la prostitution enfantine, etc., et demande à chaque fournisseur de se conformer à une charte de développement durable sous peine de "cesser toute relation avec lui s'il ne s'y conforme pas", rappelle la responsable qualité Lidia Mele. De son côté, Marmara planche depuis trois mois sur le même sujet et a créé une association, baptisée "Equilibre". Celle-ci donne des conseils de construction et de gestion afin de "réduire l'impact environnemental des activités de Marmara", explique Philippe Daigueperce, directeur commercial de l'opérateur. L'association, d'un budget initial de fonctionnement de 40 000 euros, devrait également glisser des messages de sensibilisation dans les carnets de voyages des clients et d'ici juin les associer à ses actions. Vacances Transat adopte également la même démarche. Depuis quelques mois, Jean-Marc Batta, ex DG de Look Voyages, travaille sur une charte auxquels devront se soumettre les fournisseurs de tout le groupe, aussi bien côté français que canadien.

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Cédric Néau